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Mondial-2014 - Le monde est rond comme un ballon

10/06/2014 10:57 EDT | Actualisé 10/08/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
A pedestrian passes a graffiti depicting human hands holding the earth with the Brazilian flag in Sao Paulo, Brazil, on Tuesday, June 10, 2014. The World Cup is set to open on June 12 with Brazil facing Croatia in Sao Paulo. (AP Photo/Thanassis Stavrakis)

Seul au monde. Après l'élimination du Brésil en demi-finales, l'Italien Vittorio Pozzo est assuré de rester encore quatre ans seul sélectionneur avec deux coupes du monde à son palmarès. Pozzo, aujourd'hui âgé de 82 ans, avait gagné les Mondiaux 1934 et 1938 à la tête de la Nazionale. Luiz Felipe Scolari, vainqueur du Mondial 2002, aurait pu le rejoindre en cas de succès final. Un autre technicien a aussi gagné deux Mondiaux: Mario Zagallo. Mais s'il était sélectionneur du Brésil en 1970, il n'était que l'adjoint de Carlos Alberto Parreira en 1994.

"Comandante Mascherano". Javier Mascherano, héros national depuis la victoire en demi-finales du Mondial contre les Pays-Bas, déchaîne les passions en Argentine, où une chanson parodiant celle sur Che Guevara lui a été consacrée, "Hasta siempre comandante Mascherano!". "Ici il reste la clarté / La profonde fermeté / De ta chère présence / Commandant Mascherano", dit le refrain, une adaptation libre du chant consacré au célèbre révolutionnaire argentin, né à Rosario, comme le joueur de Barcelone. Sur Youtube, une vidéo de la chanson parodique, interprétée par les frères Lautaro et Guadalupe Passadore, avait été visionnée 20.000 fois seulement 48h après sa mise en ligne. La presse argentine surnomme désormais le milieu argentin "MasChe".

Drapeau géant. Amjad Hossain, un fermier bangladais de 65 ans, a cousu un drapeau de l'Allemagne long de 3,5 km en soutien à l'équipe de Philipp Lahm ! L'agriculteur de Magura (ouest) est devenu un supporteur inconditionnel de la Nationalmannschaft après avoir guéri de calculs de la vésicule biliaire grâce à un traitement homéopatique fabriqué en Allemagne. "J'ai commencé à faire le drapeau pendant le Mondial allemand de 2006. Je l'ai agrandi au Mondial-2010 et, pendant cette Coupe du monde, j'ai ajouté des vêtements. Il mesure maintenant 3,5 km de long", a assuré à l'AFP ce fermier peu fortuné, qui a dépensé environ 240.000 taka (2.300 EUR) pour le façonner. Ferdinand von Weyhe, chargé d'affaires pour l'ambassade d'Allemagne au Bangladesh, a parcouru 200 km pour féliciter M. Hossain, dont le drapeau avait été déployé samedi dans un stade de Magura. Von Weyhe lui a remis un abonnement à vie au fan club officiel de l'équipe d'Allemagne, un ballon et un maillot de la Mannschaft. "C'est incroyable. Ca n'arrive même pas dans mon pays mais ça arrive dans un village reculé du Bangladesh et je suis très heureux de le rencontrer", a déclaré le diplomate.

Une première. Les Pays-Bas, vainqueurs du Brésil 3 à 0 samedi, sont montés pour la première fois de leur histoire sur la troisième marche du podium. Au Mondial-1998, ils s'étaient inclinés devant la Croatie 2 à 1. Les Oranje ont ainsi fêté dignement leur 50e match en phase finale de Coupe du monde. En 2010, ils étaient finalistes face à l'Espagne. Pour le Brésil, cinq fois vainqueur et déjà deux fois troisième, c'est la deuxième défaite dans la "petite finale" après celle de 1974 où elle s'était inclinée 1 à 0 devant la Pologne.

Ultra HD. La finale du Mondial entre l'Allemagne et l'Argentine, dimanche au Maracana de Rio, a donné lieu à une première technique, avec des images à 360 degrés grâce à l'Ultra HD OmniCam, une caméra panoramique développée par le Fraunhofer Heinrich Hertz Institute de Berlin. Le film sera diffusé pour la première fois dans le nouveau Musée du football mondial de la Fifa à Zurich, qui ouvrira ses portes au début de l'année 2016. Placée au-dessus de la ligne médiane, l'OmniCam, qui ne pèse que 15 kg, filmera la totalité du stade en vision panoramique. Les matches pourront ainsi être visionnés sur les futurs écrans panoramiques à 360 et 180 degrés des cinémas, comme si les spectateurs se trouvaient eux-mêmes dans l'enceinte, se félicite fifa.com.

Fiesta argentine. "Si quelqu'un veut venir, ce sera la fête". L'ambassadeur argentin au Brésil, Luis Maria Klecker, a invité ses compatriotes à se rendre à Rio de Janeiro pour la finale de l'Albiceleste face à l'Allemagne. Sachant que sur les quelque 100.000 supporteurs argentins déjà présents au pays du futebol, seuls 35.000 à 40.000 possèdent un ticket d'entrée au Maracana, le diplomate a expliqué que le Sambodrome avait été réservé pour les Argentins. L'ambassadeur a aussi souligné que la "Fan Fest" de la plage de Copacabana peut être aussi une solution pour les fans argentins qui désirent suivre la finale à Rio.

Cri-cri. Les Argentins font très attention à ne pas commettre d'impairs susceptibles d'influer sur le résultat de l'Albiceleste face à l'Allemagne dimanche à Rio. C'est ainsi que la présidente Cristina Kirchner a refusé l'invitation de son collègue brésilienne Dilma Roussef à se rendre au Maracana afin de ne pas être taxée de "chat noir" en cas de défaite de la sélection nationale. Selon les informations de presse, cette "peur" de porter malchance à l'Albiceleste serait la vraie raison du refus de la présidente de recevoir la sélection avant son départ au Brésil. La croyance populaire veut qu'on regarde Allemagne-Argentine au même endroit et avec les mêmes personnes que les autres rencontres de l'Albiceleste au Mondial brésilien. "J'ai de la chance de porter le même maillot qui n'a pas été lavé depuis le premier match de l'Argentine face à la Bosnie", se félicite, par exemple, Martin Gonzalez, un ingénieur de 35 ans.

Pas d'ingérence. "Le gouvernement ne veut pas se mêler des affaires du football parce que cela ne se fait pas et ne doit pas l'être". Commentaire sous forme de fin de non recevoir de la présidente Dilma Rousseff à tous ceux qui veulent voir l'Etat brésilien s'occuper du futebol afin d'y mettre de l'ordre après la déroute en demi-finales face à l'Allemagne (7-1) et la défaite (3-0) lors du match pour la 3e place devant les Pays-Bas. Après cette énorme déception, la présidente avait préconisé une "rénovation du football brésilien" et de "ses institutions". "Nous voulons l'aider à se moderniser et il peut compter sur nous pour cela", a écrit Mme Roussef sur son compte Twitter samedi.

En famille. La famille du président du Paraguay, Horacio Cartes, soutient ouvertement l'Argentine, qui affronte l'Allemagne en finale dimanche à Rio, la mère de ses trois enfants étant... Argentine! Le quotidien Ultima Hora a publié samedi une photo de Sol Cartes, la fille du chef de l'Etat avec le visage peint aux couleurs de l'Albiceleste. L'adolescente de 17 ans, présente à Belo Horizonte lors de la demi-finale Argentine - Pays-Bas (0-0, 4-2 t.a.b.), a célébré "la grande" victoire argentine comme une vraie fanatique. Une photo d'elle a d'ailleurs été postée sur Instagram.

Champion. L'Allemagne sera championne du monde 2014. Tel est l'avis des pragmatiques, des Brésiliens qui pour rien au monde ne veulent voir l'Argentine sur le toit du monde au Maracana de Rio de surcroît, et des... voyants! Ainsi, pour Carlitos Vidente, aucun doute n'est permis: "Ce sera l'Allemagne, bien sûr!" Et le voyant de donner des détails tactico-techniques: "En première période, l'Argentine va rester regroupée derrière et le jeu sera fermé. Mais les Allemands vont parvenir à résoudre le problème. L'Argentine peut même mener mais ne gagnera pas. Ce sera 3-1 ou 3-2, vous pouvez le noter", a ajouté celui qui se proclame "voyant de la Coupe" du monde. Concernant le Brésil, Carlitos voit Tite, 53 ans et vainqueur du Mondial des clubs avec les Corinthians en 2012, succéder à Luiz Felipe Scolari à la tête de la Seleçao.

Technicité et rapidité. Dunga, capitaine du Brésil champion du monde en 1994, a estimé que le Mondial-2014 a mis en exergue la tendance "des joueurs plus offensifs et plus rapides, capables de profiter des erreurs adverses". "En général, tout le jeu est devenu plus dynamique. Nombre de buts ont été marqués grâce à la mobilité des attaquants. Il faut reconnaître que le système où toute l'équipe défend en bloc dans ses 40 mètres pour bien fermer les espaces, faire sortir son rival et lancer des contres sitôt la balle récupérée donne de très bons résultats", a détaillé sur fifa.com le Brésilien qui avait aussi disputé les Mondiaux 1990 et 1998.

bur/sk/jta/dhe

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