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Mondial-2014 - Sao Paulo capitale du foot, le Mondial Qatar-2022 en filigrane

10/06/2014 05:04 EDT | Actualisé 09/08/2014 05:12 EDT

A 48 heures d'accueillir le coup d'envoi du Mondial brésilien, Sao Paulo s'est installée comme la capitale du football avec l'ouverture du Congrès de la Fifa et les attaques de son président Blatter contre les "destructeurs" et le "racisme" à la base des critiques contre le Mondial 2022 au Qatar.

"Montrer l'unité au sein de la Fifa et confirmer cette unité, c'est la meilleure façon de répondre à tous les destructeurs qui veulent détruire l'institution", avait déclaré lundi le patron de la Fifa devant les membres de la Confédération asiatique (AFC), dont fait partie le Qatar.

Dans des discussions séparées avec les représentants de la Confédération africaine (CAF), Joseph Blatter avait estimé que les critiques visant le Qatar et la façon dont il aurait obtenu l'organisation de la Coupe du monde 2022 étaient motivées par "le racisme".

Premier sport par le nombre de pratiquants (265 millions) dans le monde, le football a donc rendez-vous à Sao Paulo avec le Brésil, univers de la démesure, pays émergent de 200 millions d'habitants, grand comme 14 fois la France.

Avant la compétition elle même, ce sera d'abord le 64e Congrès de la Fifa, qui s'ouvre en fin d'après-midi (17h00 locales, 20h00 GMT), sur fond de campagne pour la présidence et surtout de polémiques concernant l'attribution du Mondial-2022 au Qatar.

La soirée inaugurale sera marquée par le discours de Joseph Blatter. Mais les représentants des 209 fédérations devraient attendre mercredi avant d'entrer dans le vif du sujet.

D'abord, avec les accusations de corruption qui visent l'attribution du Mondial-2022 au Qatar.

Un enquêteur de la Fifa, Michael J. Garcia, ancien procureur fédéral de New York, doit intervenir pour "faire le point" sur les activités du comité d'éthique indépendant, mais ne dévoilera pas ses résultats. Il a certes achevé lundi sa phase d'investigation, mais il se donne encore six semaines pour remettre son rapport à la chambre de jugement du comité d'éthique indépendant de la Fifa. "Sepp" Blatter espère que les conclusions de la chambre de jugement seront rendues "en septembre ou en octobre".

Un autre sujet, qui n'était pas à l'agenda, fera parler parmi les congressistes: l'élection à la présidence de la Fifa, qui se tiendra dans un peu moins d'un an, le 29 mai 2015 à Zurich. Le patron suisse de la Fifa, 78 ans, en poste depuis 1998, devrait en profiter pour annoncer sa candidature, mardi soir en ouverture ou mercredi lors du congrès proprement dit.

- Dernières équipes en route -

Michel Platini, président de l'UEFA, devrait pour sa part attendre le mois août pour se positionner.

Hors des murs du congrès de la Fifa, dans les rues brésilienne, sur le terrain social, l'ambiance semblait pacifiée mardi, alors qu'approche le début de la compétition, après la suspension lundi soir de la grève du métro, qui semait le chaos dans la mégapole depuis le jeudi 5 juin. Mais le répit pourrait être de courte durée, le mouvement pouvant reprendre dès jeudi, jour de Brésil-Croatie, en apéritif de la Coupe du monde.

Ce jour-là, les grévistes, qui exigent la réintégration de 42 travailleurs licenciés, décideront de l'avenir de leur action. S'ils n'obtiennent pas satisfaction, ils reprendront la grève.

La pression est donc forte sur les autorités brésiliennes qui veulent à tout prix éviter, en plein Mondial et à cinq mois d'élections générales, une réédition des manifestations d'une ampleur historique qui avaient accompagné la Coupe des Confédérations en juin 2013.

Les deux parties sont engagées dans un bras de fer, avec en point de mire le coup d'envoi du Mondial, jeudi à 17h00 locales (20h00 GMT).

L'imminence de l'événement est palpable. Les drapeaux "auriverde" s'installent aux fenêtres et les dernières équipes arrivent. La Belgique et le Nigeria sont attendues mardi, alors que la Corée du Sud, le Ghana et le Portugal débarqueront mercredi. Pour braquer leur regard vers Sao Paulo.

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