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La troïka tente de "diriger" la Grèce (délégué brésilien au FMI)

10/06/2014 10:14 EDT | Actualisé 10/08/2014 05:12 EDT

La troïka des créanciers internationaux de la Grèce, qui comprend les Européens et le Fonds monétaire international, ne veut "rien de moins que diriger" le pays "de l'extérieur", estime mardi le représentant du Brésil au FMI.

"Ce n'est rien de moins qu'une tentative de diriger le pays de l'extérieur, quelque chose qui fonctionne rarement en pratique", assure dans un communiqué à l'AFP Paulo Nogueira Batista, qui représente également dix autres pays (Equateur, Haïti, Cap Vert...) au conseil d'administration du FMI.

La Grèce, placée sous assistance financière depuis 2010, semble être la victime de "la rigueur allemande", assure ce responsable, qui réagissait à la publication mardi de la liste actualisée des réformes réclamées à Athènes par la troïka (FMI, Banque centrale européenne, Commission européenne).

"Le nombre de mesures structurelles que la troïka a exigé de la Grèce est quelque peu excessif", assure le représentant brésilien, critique de longue date des modalités de l'aide à la Grèce mais qui ne pèse que 2,6% des droits de vote au conseil d'administration du FMI.

Alors que le Fonds vient de débloquer une nouvelle tranche d'aide à Athènes, M. Nogueira Batista admet que la situation s'est quelque "peu améliorée" à Athènes mais assure que les perspectives du pays à moyen terme n'ont "fondamentalement" pas changé, sur la dette ou le chômage.

"Nous ne voyons pas comment la Grèce va se sortir du piège dans lequel elle est tombée", relève le représentant brésilien, qui ne s'exprime pas au nom du FMI.

En pleine spéculation sur un nouveau plan d'aide à Athènes, M. Nogueira Batista estime également qu'un allègement de dette supplémentaire consenti par les Européens ne pourra être évité que dans un "scénario très optimiste" de rebond économique dans la zone euro.

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