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GB: des députés ordonnent un recensement des primates domestiques

10/06/2014 08:18 EDT | Actualisé 10/08/2014 05:12 EDT

Une commission parlementaire a ordonné le recensement des singes et chimpanzés au Royaume-Uni, avant d'envisager des actions telles que leur prohibition en tant qu'animal de compagnie.

La commission sur l'Environnement de la Chambre des communes a dévoilé en début de semaine un rapport concernant les primates domestiques. Leur nombre est actuellement estimé entre 1.000 et 20.000. Mais ces chiffres, vagues et peu documentés, sont insuffisants pour que le comité juge de l'ampleur du phénomène et prenne le cas échéant des décisions.

"La prohibition demeure une solution possible pour régler les problèmes liés au bien-être des primates gardés comme animal de compagnie", indique le rapport.

"Cependant, cette solution ne doit pas être adoptée en l'absence de preuves fiables et irréfutables ou tant qu'il est encore possible d'améliorer le fonctionnement du cadre législatif existant", poursuit le texte.

Afin d'aider au recensement des singes et chimpanzés, le comité réclame un enregistrement obligatoire des animaux de compagnie par leurs propriétaires dans un délai de six mois, sous peine d'amendes. Il recommande également des aménagements du cadre législatif actuel.

Dans un premier temps, le gouvernement a considéré que le Animal Welfare Act de 2006 était "approprié" pour protéger les primates. Ce texte législatif considère comme délit la souffrance causée à un animal du fait de conditions de captivité inadaptées.

L'ONG britannique pour le bien-être des animaux "Care for the Wild" critique l'absence d'action immédiate de la part du comité. "Les singes devraient être en train de se balancer dans les arbres avec leur famille, non pas être coincés dans la cour de quelqu'un", a déclaré son directeur, Philip Mansbridge.

"Les primates sont des animaux sauvages avec des besoins complexes et c'est déjà contraire à la loi de les garder dans un environnement domestique", a semblé confirmer un porte-parole du Département de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales.

Quant aux opposants à une prohibition totale, ils mettent en avant le risque de développement d'un trafic clandestin de primates qui se trouveraient privés de soins vétérinaires.

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