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24 Heures du Mans: Toyota, Audi et Porsche, les trois titans sont fin prêts

10/06/2014 07:25 EDT | Actualisé 10/08/2014 05:12 EDT

Fernando Alonso, double champion du monde de Formule 1, donnera samedi à 13h00 GMT le départ de la 82e édition des 24 Heures du Mans à 55 voitures, dont sept prototypes hybrides dans la catégorie-reine (LMP1) alignés par trois titans de l'automobile mondiale, Toyota, Audi et Porsche.

Une fois n'est pas coutume, Toyota est favori, dans la foulée de deux victoires en ouverture du Championnat du monde d'endurance (WEC), à Silverstone et Spa-Francorchamps. Dans la foulée aussi d'une journée test, le 1er juin, qui a permis aux nouvelles TS040 Hybrid du géant nippon de marquer leur territoire, en signant les deux meilleurs chronos.

L'an dernier, les Toyota étaient déjà rapides, l'une d'elles avait même mené pendant quelques minutes, mais Audi, fort de son expérience, avait remporté son 12e succès dans la Sarthe, grâce au trio constitué de Tom Kristensen, Loïc Duval et Allan McNish.

Depuis, l'Ecossais a pris sa retraite sportive, remplacé par le Brésilien Lucas di Grassi. Il pilotera samedi l'Audi de la direction de course chargée de libérer le peloton, à 13h00 GMT précises, au moment où Alonso, son ancien collègue en F1, abaissera le drapeau français, en haut de la passerelle.

Et c'est un autre ancien pilote de F1 qui fera l'objet de toutes les attentions cette semaine: Mark Webber, l'ex-pilote Red Bull au volant d'une Porsche. C'est lui que beaucoup de fans vont guetter en priorité, dans le paddock du Circuit des 24 Heures, et dont chaque tour aux essais ou en course, à partir de mercredi, sera scruté, analysé, commenté sur les réseaux sociaux.

Webber, avec son talent, sa renommée, son palmarès en F1, sa belle gueule et sa modestie, est un cadeau pour l'endurance nouvelle formule, truffée de technologie, qui a été patiemment imaginée, concoctée, finalisée ces dernières années par l'Automobile Club de l'Ouest (ACO) et la Fédération internationale de l'automobile (FIA).

Pour que le scénario soit excitant, le retour de Webber au Mans, 15 ans après son invraisemblable looping dans les Hunaudières, dans une Mercedes, se double du retour de Porsche, 16 ans après la victoire de la GT1 en 1998, avec un proto capable de jouer la gagne. Et cela, même si la 919 Hybrid à moteur V4 est toute neuve et n'a que deux courses de six heures au compteur.

- Un champion du monde de foot au départ -

Pour que la course soit digne de sa légende, à tous les étages, il n'y aura pas qu'Audi, Porsche et Toyota. Il y aura 48 autres voitures engagées, dont deux Rebellion R-One suisses, à moteur Toyota, conçues et développées par Oreca, et plusieurs petits prototypes de la catégorie LMP2 portant des noms prestigieux: Alpine, Ligier, Morgan.

L'un d'eux sera engagé par un nonuple champion du monde des rallyes: Sébastien Loeb. Le sportif préféré des Français est attendu vendredi mais pas pour piloter. Son écurie alignera une Oreca à moteur Nissan portant, honneur suprême, le numéro 24.

Dans la catégorie GTE-Pro, un autre combat de titans est prévu, entre Porsche, Ferrari, Aston Martin et Corvette, et pour que les amateurs de football s'intéressent aussi, un peu, à ces 24 Heures en pleine ouverture de la Coupe du Monde, il y aura un champion du monde au départ: Fabien Barthez lui-même, ex-gardien des Bleus de 1998, qui pilotera une Ferrari dans la catégorie GTE-Am.

Comme l'ACO est un organisateur féru de modernité, un stand est réservé aux nouvelles technologies encore plus innovantes que celles des Audi, Toyota et Porsche hybrides. Ce sera celui de la Nissan Zeod-RC qui portera le numéro zéro. Elle sera hors-classement mais très rapide, à en juger par ses performances à la journée test.

C'est la grande semaine de l'endurance et 250.000 spectateurs sont attendus au Mans pour l'un des plus grands événements sportifs organisés en France, suivi chaque année à distance par des millions de fans. Même les années où débute une Coupe du monde de football...

dlo/ig

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