NOUVELLES

Soudan du Sud: reprise prévue des pourparlers de paix mardi à Addis Abeba

09/06/2014 09:04 EDT | Actualisé 09/08/2014 05:12 EDT

Le président sud-soudanais Salva Kiir et le chef des rebelles, son ancien vice-président Riek Machar, doivent se rencontrer mardi à Addis Abeba pour tenter à nouveau de mettre fin à près de six mois de guerre civile, selon une source proche des pourparlers.

Les deux rivaux doivent se rencontrer mardi "dans l'après-midi", sous l'égide de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), organisation est-africaine qui assure la médiation, a indiqué cette source lundi à l'AFP.

Un face-à-face entre les deux ennemis "serait très bon" pour mettre un terme à un conflit qui a débuté mi-décembre et a déjà fait des milliers de morts, selon la même source.

Cette rencontre serait la première depuis le 9 mai, date à laquelle les deux belligérants ont signé un cessez-le-feu, le deuxième depuis janvier, tout deux jamais respectés.

Salva Kiir et Riek Machar, dont la rivalité à la tête du régime a creusé les dissensions ethniques au sein de l'armée et déclenché le conflit le 15 décembre, proclament tous les deux leur détermination à faire la paix, mais les combats continuent sur le terrain.

Les affrontements, et les massacres et atrocités contre les civils sur des bases ethniques qui les accompagnent, ont fait plusieurs milliers, voire des dizaines de milliers de morts et chassé plus d'1,3 million de Sud-Soudanais de chez eux.

Le gouvernement sud-soudanais est "optimiste", convaincu que "ce cycle de négociations sèmera les graines de la paix", a déclaré le ministre sud-soudanais de l'Information, Michael Makuei. dans un communiqué.

Human Rights Watch (HRW) a exhorté les médiateurs à ne pas inclure dans l'accord de paix l'amnistie pour crime graves et à punir les coupables de crimes de guerre.

"Les médiateurs doivent rompre avec le passé en s'assurant que l'amnistie pour les crimes graves n'est pas sur la table", a déclaré le directeur Afrique de HRW, Daniel Bekele, dans un communiqué.

Les Nations unies ont accusé les deux camps de possibles crimes de guerre et ont appelé les deux parties à respecter les accords de paix.

Les organisations internationales ont également mis en garde contre l'aggravation de la crise humanitaire et un risque de famine, tandis qu'une épidémie de choléra s'est propagée au-delà de la capitale, Juba.

jv/pjm/sa/sd

PLUS:hp