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Mondial-2022 au Qatar: Hyundai demande à son tour une "enquête approfondie"

09/06/2014 10:38 EDT | Actualisé 09/08/2014 05:12 EDT

Après Adidas, Sony et Visa dimanche, Hyundai, un autre partenaire poids lourd de la Fifa, a exprimé lundi l'espoir qu'une "enquête approfondie" serait conduite sur les allégations de corruption entourant l'attribution du Mondial-2022 au Qatar.

"Nous avons confiance en la Fifa pour prendre au sérieux ces allégations et pour que la Chambre d'investigation du comité d'éthique conduise une enquête approfondie", affirme le constructeur automobile sud-coréen dans un communiqué.

"Hyundai Motor soutient le football parce que c'est un sport qui réunit les gens à travers le monde et nous sommes persuadés que la Coupe du monde est l'événement idéal pour atteindre cet objectif".

Dans un communiqué publié lundi, Sony a également "espéré qu'une enquête appropriée sur ces allégations" sera conduite. "Et nous continuons a espérer que la Fifa adhère à ses principes d'intégrité, d'éthique et de fair-play dans l'ensemble de ses opérations", a poursuivi le groupe japonais.

Sony et Hyundai, les deux géants asiatiques, font partie des six partenaires principaux de la Fifa avec Adidas, Coca Cola, Emirates et Visa. A eux six, ils contribuent pour plusieurs centaines de millions de dollars au revenu de la Fifa.

Si le ton des communiqués est d'une grande sobriété, il s'avère très rare que les grands sponsors de la Fifa s'exprime et le fait même qu'ils sortent de leur mutisme habituel illustre leur grande inquiétude.

"Cela reflète les inquiétudes que les valeurs de la Coupe du monde elle-même puissent être atteintes", a expliqué Munehiko Harada, professeur du management des sports à l'université japonaise de Waseda.

"C'est difficile de savoir les manoeuvres politiques en coulisses. Mais maintenant que les sponsors ont parlé, la Fifa doit répondre", a ajouté le Pr Harada.

Ces différents partenaires de la Fifa se sont exprimés à la suite des allégations successives du Sunday Times, selon qui l'ancien haut responsable du football qatari Mohamed Bin Hammam aurait versé plus de cinq millions de dollars pour obtenir le soutien de plusieurs représentants du football international à la candidature du Qatar pour 2022.

Un porte-parole d'un autre sponsor asiatique de la Fifa, Yingli Solar of China, n'a pas souhaité faire de commentaire lundi, le jour même où devait être bouclée l'enquête diligentée par la Fifa et conduite par Michael J. Garcia, ancien procureur fédéral de New York, sur l'attribution controversée des Mondiaux 2018.

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