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Libye: l'ONU salue l'invalidation de l'élection du Premier ministre

09/06/2014 02:56 EDT | Actualisé 09/08/2014 05:12 EDT

Le représentant spécial de l'ONU en Libye a salué lundi l'invalidation par la Cour suprême libyenne de l'élection du Premier ministre Ahmed Miitig tout en avertissant que la crise politique était loin d'être résolue.

Tarek Mitri a estimé que la décision lundi de la Cour suprême était "importante" et qu'elle était un "signe d'espoir" pour le pays où deux gouvernements se disputaient la légitimité du pouvoir depuis début mai.

"Cela ne va pas régler la crise politique mais cela ouvre au moins la voie à un retour à la vie politique normale", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse au siège des Nations unies à New York.

La Cour libyenne a jugé inconstitutionnelle l'élection d'Ahmed Miitig au poste de Premier ministre lors d'un vote chaotique au Congrès général national (CGN, le parlement). M. Miitig a annoncé lundi qu'il se pliait à cette décision au profit d'Abdallah al-Theni, le Premier ministre sortant, qui se disputait ce poste avec M. Miitig.

La confusion à la tête du pouvoir a aggravé l'instabilité et la violence dans le pays. Le représentant spécial de l'ONU a déclaré que sur les six derniers mois "la situation sécuritaire s'était détériorée, particulièrement à l'Est du pays".

Tarek Mitri avait peu avant expliqué au Conseil de sécurité qu'il y avait eu peu de progrès dans le désarmement des groupes rebelles et que le climat d'insécurité allait jusqu'à affecter le fonctionnement de la justice. Des tribunaux dans les villes de Derna, Benghazi et Syrte se sont mis en grève pour protester contre la violence dont les magistrats sont la cible, a-t-il expliqué.

Le pays se prépare à voter le 25 juin prochain pour son futur parlement qui doit remplacer le CGN, la plus haute autorité politique et législative du pays, élu en juillet 2012.

"Les enjeux sont importants et nous ne ménagerons pas notre peine pour empêcher la Libye de plonger davantage dans la violence et l'instabilité", a expliqué Tarek Mitri, précisant devant le Conseil de sécurité qu'il organisait des pourparlers les 18 et 19 juin prochains entre une cinquantaine de représentants politiques, responsables civils et chefs tribaux du pays.

jm/rap/gde

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