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Le pétrole ouvre en hausse à New York, aidé par de bons indicateurs

09/06/2014 09:48 EDT | Actualisé 09/08/2014 05:12 EDT

Les cours du pétrole coté à New York ont entamé la séance en hausse lundi, soutenus par la perspective d'un regain de demande en Chine et aux Etats-Unis après des données encourageantes pour leur économie.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet gagnait 1,03 dollar sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) et s'échangeait à 103,69 dollars.

En Chine, deuxième consommateur mondial d'or noir, l'excédent commercial a bondi en mai de près de 75% sur un an, à 35,92 milliards de dollars, soit bien plus que ce à quoi s'attendaient les analystes.

"Ce gain solide a relégué au second plan la baisse inattendue des importations, potentiel signe d'une demande domestique plus faible", a remarqué Phil Flynn de Price Futures Group.

Cette donnée chinoise vient dans la foulée d'un indicateur positif aux Etats-Unis, le pays le plus gourmand au monde en or noir: le nombre d'emplois "est revenu à son niveau d'avant la récession, confirmant l'amélioration continue de l'économie de la première puissance mondiale", a souligné Phil Flynn.

Les cours du brut sont aussi portés "par la crainte de voir les exportations libyennes réduites à presque rien dans la mesure où les flux de pétrole (destinés à l'étranger) sont en train d'être redirigés pour une consommation intérieure", a noté Matt Smith de Schneider Electric.

L'offre de pétrole libyen sur le marché mondial état déjà fortement réduite puisque après dix mois de perturbations liées à des manifestations et des blocages de champs pétroliers et de terminaux d'exportation, la production du pays a été abaissée à moins de 200.000 barils par jour contre 1,4 million en juillet dernier.

Cette situation devrait tenir une place importante dans les discussions lors de la réunion mercredi à Vienne des ministres des Etats membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le cartel devrait tout de même maintenir inchangé son plafond de production, qui est fixé à 30 millions de barils par jour depuis fin 2011.

"Le cartel n'est plus ce qu'il était. Il fut un temps où une foule de journalistes se rendaient à Vienne en espérant décrocher un commentaire du moindre sous-ministre du pétrole. C'était le comble de l'excitation dans la mesure où le cartel avait dans ses mains le sort de l'économie mondiale puisque, détenant le quasi-monopole de l'offre, il pouvait décider de restreindre ou d'augmenter la production de brut", selon Phil Flynn.

Mais maintenant "le marché tient beaucoup moins compte (de la réunion de l'Opep) puisque l'annonce de ses intentions est bien préparée en amont et que le cartel doit désormais compter avec la concurrence de la production de pétrole de schiste américain".

Du côté de l'Ukraine, autre source de tensions géopolitiques, des pourparlers sur l'épineuse question du gaz sont prévus dans la journée.

Moscou a prévenu: si Kiev ne règle pas sa dette gazière de plusieurs milliards de dollars et ses approvisionnements de juin avant mardi soir, Gazprom coupera ses livraisons, ce qui perturberait l'approvisionnement en Europe.

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