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Le maire de Saguenay,Jean Tremblay, a qualifié les journalistes de «cruches»

09/06/2014 04:23 EDT | Actualisé 09/08/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le maire de Saguenay, Jean Tremblay,se justifie à la suited'une récente envolée verbale visant la presse.

À la fin du mois dernier, le coloré politicien a profité d'une conférence à Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie, pour accuser les journalistes de se comporter comme des «cruches» quand ils traitent des enjeux religieux.

M. Tremblay se dit toujours «étonné» de constater qu'ils «sont intéressés d'en parler mais qu'ils ne veulent (généralement) pas approfondir le sujet» et se donner réellement la peine de le connaître.

Pour illustrer ses propos, il soutient qu'il est persuadé que si «on faisait venir 100 journalistes et qu'on leur demandait (d'identifier) la religion du premier ministre Stephen Harper, il y en a deux qui la connaîtraient». «Ce n'est pas normal», ajoute-t-il d'un ton dépité.

À son avis, la plupart des représentants du quatrième pouvoir «véhiculent n'importe quoi» par rapport aux diverses croyances religieuses, ce qui mène inévitablement à une désinformation du public.

Un peu plus d'une semaine après sa charge contre les reporters, il ne regrette pas d'avoir utilisé un qualificatif aussi péjoratif que celui de «cruche» pour les décrire. A posteriori, il admet toutefois qu'il aurait peut-être dû mettre la pédale douce et les taxer plutôt d'«incompétence».

«Dans les autres domaines, ils se perfectionnent tellement, je ne peux pas comprendre que (lorsque les sujets religieux sont abordés), ils les négligent autant», soutient-il en entrevue.

En dépit des flèches qu'il a décochées en direction de la presse dernièrement, Jean Tremblay avance sans ambages que sa relation avec elle demeure «très bonne». Il précise néanmoins qu'«il y a des journalistes qui sont moins sympathiques (avec lui) mais que c'est normal ça».

Malgré la controverse entourant sa sortie effectuée à Salaberry-de-Valleyfield, M. Tremblay est impatient d'offrir de nouveau sa conférence qui est normalement axée sur son livre intitulé «Croire ça change tout».

Il ne veut toutefois pas spécifier à quel endroit et à quel moment sa prochaine présentation se déroulera, sous prétexte qu'«il ne fait pas ça pour les journalistes» et que, par conséquent, il ne désire pas se retrouver devant «une série de caméras» à cette occasion.

Paradoxalement, le maire indique que l'attention médiatique «ne le fatigue pas du tout». Il juge que «quand tu décides de faire de la politique, c'est que tu veux» en quelque sorte y être soumis. À ses yeux, il s'agit d'un passage obligé pour que «le message passe» auprès de la population.

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