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Israël/Palestiniens: Lieberman dénonce la cacophonie gouvernementale

09/06/2014 08:18 EDT | Actualisé 09/08/2014 05:12 EDT

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a dénoncé lundi la cacophonie au sein du gouvernement au sujet du conflit avec les Palestiniens, insistant sur la nécessité d'une position commune.

"Quatre ministres, qui sont apparus les uns après les autres en prenant des positions diplomatiques totalement différentes, ont créé un spectacle grotesque", a déclaré M. Lieberman lors d'une conférence dans la station balnéaire d'Eilat (sud).

Il faisait référence à des discours dimanche lors d'une conférence sur la sécurité dans la ville de Herzliya.

La ministre de la Justice, Tzipi Livni, y a appelé à une reprise des négociations de paix interrompues fin avril, alors que son collègue de l'Intérieur, Gideon Saar, se disait favorable au maintien d'un statu quo.

Le ministre de la Défense, Moshé Yaalon du Likoud (droite nationaliste), a appelé "les peuples Arabes et les dirigeants de l'Autorité palestinienne à ne pas rejeter la main tendue (d'Israël ndlr) pour la paix et la fraternité", selon la radio militaire.

Naftali Bennett, qui détient le portefeuille de l'Economie et dirige le parti nationaliste religieux Foyer juif, a lui déclaré qu'Israël devait commencer à annexer des parties de la Cisjordanie.

Ce à quoi le ministre des Finances, Yaïr Lapid a répondu que son parti centriste Yesh Atid quitterait la coalition et ferait tomber le gouvernement si un tel plan était mis à exécution.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est lui même monté au créneau, estimant que les remarques de Yaïr Lapid montraient "un manque d'expérience dans les questions de négociations et de sécurité".

"La politique d'un gouvernement ne peut pas être représentée de cette façon", a déploré le ministre des Affaires étrangères, dans des propos rapportés par son porte-parole. "Nous devons décider et définir un programme diplomatique, auquel tous les membres du gouvernement seront liés".

M. Lieberman s'est prononcé en faveur d'un "accord avec les Palestiniens, mais seulement s'il fait partie d'un (accord plus global) résolvant également nos relations avec le monde arabe et la question des Arabes israéliens".

"Au Moyen-Orient, tout le monde a peur de tout le monde, en conséquence toutes les parties doivent venir à la table des négociations au même moment", a souligné le ministre, en appelant "les Etats arabes modérés (...) à coopérer ouvertement avec nous" face aux "menaces communes" que représentent "l'Iran, la Syrie, Al-Qaïda et l'extrémisme islamiste".

Le dernier cycle de négociations de paix, initié par le secrétaire d'Etat américain John Kerry, a capoté fin avril. Israël a affirmé qu'il ne négocierait pas avec le gouvernement palestinien d'union en place depuis une semaine, car ce dernier est soutenu par le mouvement islamiste Hamas qu'il considère comme un "groupe terroriste".

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