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Israël: deux jeunes juifs inculpés pour des attaques racistes commises en 2013

09/06/2014 06:49 EDT | Actualisé 09/08/2014 05:12 EDT

Un tribunal israélien a inculpé deux jeunes juifs pour des attaques menées en 2013 contre des dizaines de véhicules appartenant à des Arabes, a annoncé lundi le ministère de la Justice, après une vague d'agressions racistes revendiquées sous le nom du "Prix à payer".

En juin 2013, les pneus de 34 voitures avaient été crevés et des graffitis racistes tagués sur un mur à Abou Ghosh, un village arabe israélien à l'ouest de Jérusalem.

Le premier suspect, Arye Pearl, âgé de 21 ans et originaire de la colonie extrémiste de Yitzhar dans le nord de la Cisjordanie, a été inculpé pour vandalisme avec un motivation raciste par un tribunal de Jérusalem, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Le second suspect, dont l'identité n'a pas été révélée car il était mineur au moment des faits, devra répondre des mêmes accusations, devant un tribunal pour mineurs.

Selon l'acte d'accusation, les deux jeunes hommes avaient écrit en hébreu "les Arabes dehors" et "racisme ou assimilation", selon le ministère.

L'utilisation du terme "assimilation" est une référence à connotation péjorative aux relations entre juifs et non-juifs, et notamment les mariages mixtes.

Le village arabe israélien d'Abou Gosh a la réputation d'entretenir de bonnes relations avec la population juive majoritaire en Israël et d'attirer des foules d'Israéliens dans ses restaurants.

Sous l'appellation du "Prix à payer", des colons extrémistes ainsi que des activistes d'extrême droite se livrent à des agressions contre des Palestiniens, des Arabes israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens, ou encore l'armée israélienne, en réaction à des décisions gouvernementales qu'ils jugent hostiles à leurs intérêts ou à des actes attribués à des Palestiniens.

Des attaques contre des sites chrétiens sont notamment survenues en amont du pèlerinage fin mai du pape François en Terre sainte, conduisant des ministres et ex-chefs du renseignement israéliens à demander que les auteurs de ces actes soient considérés comme des "terroristes" et non simplement comme militants "d'organisations illégales".

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