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Égypte: el-Sissi demande au premier ministre de former un gouvernement

09/06/2014 08:59 EDT | Actualisé 09/08/2014 05:12 EDT

CAIRE, Égypte - Le président égyptien nouvellement élu, Abdel-Fattah el-Sissi, a demandé lundi au premier ministre de former un nouveau gouvernement, au moment où un tribunal condamnait à un an de prison une centaine de partisans de l'ancien président islamiste.

Le premier ministre intérimaire Ibrahim Mahlab avait remis sa démission et celle de son gouvernement, une formalité après l'inauguration du nouveau président. La télévision égyptienne rapporte que le président el-Sissi lui a demandé de rester en poste et de former un nouveau gouvernement.

Après son inauguration, dimanche, le président el-Sissi a juré de rétablir la stabilité après trois années de turbulence et promis une politique de tolérance zéro envers ceux qui prendraient les armes contre le gouvernement et le peuple.

Lundi, un tribunal du Caire a condamné 112 partisans présumés du président islamiste déchu Mohammed Morsi à un an de prison pour avoir possiblement attaqué des citoyens lors de manifestations le 25 janvier.

Par ailleurs, la police égyptienne a arrêté lundi sept hommes qui auraient agressé sexuellement une jeune femme de 19 ans pendant les cérémonies entourant l'inauguration de M. el-Sissi, sur la place Tahrir.

L'étudiante a été hospitalisée après avoir été agressée dimanche. Une vidéo qui circule sur les médias sociaux la montre, entièrement nue et ensanglantée, étant escortée par des policiers. Le ministère de l'Intérieur a révélé que les sept suspects sont âgés de 15 à 49 ans.

La police dit faire enquête sur 27 autres plaintes d'agression ou de harcèlement sexuel. Des dizaines de vidéos tournées par des caméras de surveillance ou des témoins permettent de croire que les agresseurs, essentiellement des jeunes hommes, étaient organisés et armés de couteaux qu'ils utilisaient pour menacer leurs victimes ou des bons samaritains.

Les agresseurs isolaient apparemment les jeunes femmes avant de les encercler et de les agresser.

Une journaliste égyptienne se retrouve aussi dans l'eau chaude après avoir déclaré, en riant et en direct à la télévision, que les agressions sexuelles étaient commises par des gens «trop heureux» de l'élection de M. el-Sissi. Maha Bahnassy a dit qu'elle faisait référence à la joie des manifestants, et non aux agressions.

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