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Espionnage du processus de paix colombien: un suspect remis en liberté

09/06/2014 07:15 EDT | Actualisé 09/08/2014 05:12 EDT

Une juge colombienne a ordonné, fautes de preuves, la remise en liberté d'un informaticien, soupçonné d'avoir piraté des communications relatives au processus de paix en cours avec la guérilla des Farc, ont annoncé lundi ses avocats.

Placé en détention il y a plusieurs semaines, Andres Sepulveda était notamment accusé d'avoir intercepté des courriers électroniques du président Juan Manuel Santos, dont le gouvernement a ouvert des négociations avec la rébellion marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

"La juge a considéré que les conditions pénales n'étaient pas réunies pour procéder à un mesure de sécurité", a déclaré Bernardo Alzate, l'un de ses avocats, dans un entretien à la chaine Cablenoticias.

"Il n'y avait aucun élément pour maintenir cette personne en détention", a ajouté Carlos Duarte, un autre de ses défenseurs.

Cette affaire, révélée en pleine campagne pour les élections présidentielle, avait suscité une polémique d'autant plus vive en Colombie que M. Sepulveda appartenait au comité de campagne du candidat de l'opposition, l'ancien ministre de l'Economie, Oscar Zuluaga.

Farouche opposant aux pourparlers de paix actuels avec les Farc, M. Zuluaga, donné au coude à coude dans les sondages avec le chef de l'Etat sortant en vue du second tour prévu dimanche prochain, a toutefois toujours affirmé qu'il ignorait tout des activités présumées illégales de l'informaticien.

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