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Construction: le ministre Hamad brandit le spectre d'une loi spéciale

09/06/2014 04:45 EDT | Actualisé 09/08/2014 05:12 EDT
PC

QUÉBEC - Le gouvernement Couillard ne tolérera pas une nouvelle grève dans l'industrie de la construction, a prévenu lundi le ministre du Travail, Sam Hamad.

En point de presse à l'entrée d'une réunion du caucus libéral à Québec, le ministre Hamad a dit vouloir laisser la chance à la négociation mais a précisé qu'à défaut d'une entente négociée, le gouvernement prendra toutes les mesures requises pour éviter de mettre à mal l'économie.

Le gouvernement de Pauline Marois avait adopté en pleine nuit l'été dernier une loi spéciale pour forcer le retour au travail des 77 000 travailleurs du secteur institutionnel, commercial et industriel en grève depuis deux semaines.

La loi d'exception, qui reconduit les conditions de travail des salariés, arrivera à échéance le 30 juin prochain.

La paralysie des chantiers en plein coeur de l'été en 2013 a eu un impact négatif de 8 à 9 milliards $ sur l'économie québécoise, a rappelé M. Hamad.

Si aucun déblocage ne survient à la table des négociations, le gouvernement ne laissera pas traîner les choses, a fait comprendre le ministre, qui n'a pas écarté la possibilité d'un nouveau coup de force législatif.

«Quand je pense aux infrastructures actuellement en construction comme le Colisée (l'amphithéâtre de Québec), comme les hôpitaux, comme les services qu'on va donner aux citoyens, on ne peut pas laisser aucune alternative sans le regarder (le scénario d'une loi spéciale)», a déclaré M. Hamad.

«Ce serait mentir qu'un gouvernement responsable ne regarde pas toutes les alternatives sur la table dans le but de rendre service aux citoyens parce que l'impact (d'une grève) sur l'économie est majeur et on ne peut pas se permettre ça. Cependant, je pense que les deux parties sont des gens raisonnables, des adultes, et ils doivent s'entendre», a-t-il ajouté.

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