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Arrestation au Panama d'un ancien député équatorien accusé de meurtres

09/06/2014 01:15 EDT | Actualisé 09/08/2014 05:12 EDT

L'ancien député équatorien Tito Galo Lara, accusé de complicité de meurtres dans son pays, a été arrêté au Panama où il avait obtenu l'asile politique en 2013, a-t-on appris lundi auprès de la police panaméenne.

"M. Tito Galo Lara a été arrêté dans la province de Veraguas (sud-ouest)", a indiqué à l'AFP Mara Rivera, porte-parole de la police.

Le 19 mai, le Panama avait révoqué l'asile concédé à M. Galo Lara sur la bases de documents remis par l'Equateur présentant "de nouveaux éléments de procédure prouvant avec certitude l'existence de délits de droits communs", avait alors expliqué le ministre des Affaires étrangères panaméen.

Les autorités panaméennes ont également estimé que l'Equateur offrait les "garanties constitutionnelles" nécessaires au déroulement d'un "procès équitable" et que le crime dont est accusé l'ancien député "est de droit commun, sans aucune connotation politique".

M. Galo Lara était demeuré introuvable depuis la notification de la révocation de son asile.

L'ancien député, condamné pour avoir commandité un triple meurtre, avait demandé et obtenu l'asile au Panama en tant que "réfugié politique".

Partisan de l'ex-président nationaliste Lucio Gutierrez (2003-2005), M. Galo Lara, 46 ans, avait affirmé aux autorités du Panama qu'il était victime d'une "persécution politique de la part du gouvernement".

Le 2 septembre 2013, cet ancien dirigeant de l'opposition avait été condamné par contumace à 10 ans de prison pour complicité dans le meurtre d'un couple et de leur fils de quatre ans en août 2011.

M. Galo Lara faisait l'objet d'une "notice rouge" ou diffusion de recherche envoyée par l'Equateur, qui souhaite obtenir son extradition.

Dans sa demande d'asile au Panama, l'ancien parlementaire accusait le président socialiste équatorien, Rafael Correa, de contrôler les magistrats. Il a déploré une "absence de garanties" et une justice "séquestrée par l'exécutif", selon ses défenseurs.

M. Correa, réfutant toute persécution, a rappelé que l'ex-député avait été condamné pour un "crime atroce".

Ce n'est pas le premier cas de fugitif équatorien au Panama. Depuis 1997, un ancien président, Abdala Bucaram, y a trouvé refuge, après avoir été renversé lors d'émeutes populaires.

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