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Ricciardo met un terme à l'hégémonie des Mercedes en gagnant le GP du Canada

08/06/2014 03:53 EDT | Actualisé 08/08/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Daniel Ricciardo de Red Bull a mis un terme à l'hégémonie des voitures Mercedes en savourant sa première victoire en carrière en Formule Un, dimanche après-midi, au Grand Prix du Canada.

Il est ainsi le premier pilote australien à triompher à Montréal depuis Alan Jones, en 1980.

«C'est merveilleux, même un peu irréel, a admis Ricciardo, tout sourire. C'est très 'cool'. Ce n'est pas comme si nous avions mené d'un bout à l'autre, ou si j'avais eu du temps pour me dire que j'allais l'emporter. Tout s'est produit dans les derniers tours. Je crois que c'est la raison pour laquelle je ne le réalise pas encore.»

Ricciardo a dépassé la Mercedes de Nico Rosberg tout juste avant d'entrer dans la dernière chicane du 68e tour. Derrière, alors qu'une belle lutte s'annonçait pour la deuxième place au dernier tour, Felipe Massa (Williams) a tamponné l'arrière du bolide de Sergio Perez (Force India) à l'entrée des 'S' de Senna, et les deux ont terminé leur course dans le mur de pneus.

«La course est vraiment devenue intéressante dans les 15 ou 20 derniers tours, après que Hamilton eut commencé à connaître des problèmes, a raconté le vainqueur de l'épreuve. On a ensuite vu que Rosberg ralentissait beaucoup dans les lignes droites.

«J'éprouvais beaucoup de difficulté à dépasser (Sergio) Perez, qui avait une bonne voiture dans les lignes droites, mais nous y sommes finalement parvenus dans la dernière chicane, avant d'enchaîner avec une belle manoeuvre aux dépens de Nico, a ajouté Ricciardo. Je me suis simplement retrouvé au bon endroit pour utiliser mon système DRS... C'est une sensation incroyable en ce moment. Je suis très reconnaissant.»

En conséquence, Rosberg a abouti en deuxième place, devant la Red Bull de Sebastian Vettel. C'est la première fois cette saison qu'une Mercedes ne s'adjuge pas les grands honneurs d'une épreuve de F1. L'équipe allemande est néanmoins toujours en tête du championnat des constructeurs, avec 258 points. Red Bull est deuxième, devant Ferrari.

«Je n'ai pas connu le départ espéré, mais j'ai trouvé un moyen de demeurer en tête, a noté Rosberg, qui est toujours en tête du championnat des pilotes, avec 140 points, soit 18 de plus que son coéquipier Hamilton. Ensuite, ce fut une belle bagarre jusqu'au deuxième arrêt aux puits. En retournant en piste, j'ignorais ce qui se passait mais je perdais beaucoup de puissance. J'ai essayé de m'accrocher en réalisant carrément des tours de qualification, mais ça n'a malheureusement pas fonctionné contre Daniel.»

Rosberg et Hamilton étaient certes dans une classe à part depuis le début de la saison, mais le Britannique a été contraint à un deuxième abandon cette saison — encore à cause d'un bris de moteur, comme ce fut le cas en lever de rideau de la saison, au Grand Prix d'Australie.

La séquence de doublés de Mercedes s'est donc arrêtée à cinq. Rosberg, qui avait acquis sa première pole position en carrière à Montréal la veille, n'a pu engranger sa sixième victoire en carrière en F1.

Jenson Button (McLaren) et Niko Hülkenberg (Force India) ont complété le top-5.

Un problème de SRE pour Rosberg

Tout a basculé au 37e tour, lorsque Hamilton a rapporté une perte de puissance du moteur Mercedes. Rosberg a rapporté le même type d'ennuis dès le tour suivant. Plus inquiétant encore, l'écurie allemande a répondu à compter du 44e tour qu'elle ne pourrait résoudre le problème.

Après l'abandon de Hamilton, Mercedes n'était pas au bout de ses peines puisque le bolide de Rosberg poursuivait sa lente agonie en piste.

«J'ai perdu mon système de récupération d'énergie (SRE), ce qui a contribué à la perte de mes freins arrières car ils surchauffaient, a expliqué Rosberg. Un problème en a donc entraîné un autre, ce qui a rendu ma course très difficile parce que je perdais de la puissance. Je devais donc gérer ma course pour demeurer devant le peloton, ce qui n'était plus possible dans les deux derniers tours.»

Derrière, le reste du peloton rattrapait lentement mais sûrement la Mercedes toujours en piste.

Ricciardo a finalement pu dépasser Perez au 61e tour pour la deuxième position, mettant la table pour une fin de course enlevante.

Fernando Alonso (Ferrari), Valtteri Bottas (Williams) et Jean-Éric Vergne (Toro Rosso), Kevin Magnussen (McLaren) et Kimi Räikkönen (Ferrari) ont complété la septième étape de la saison en occupant les échelons no 6 à 10, respectivement. Räikkönen participait à son 200e départ en carrière en F1.

Paul Hembery, patron de Pirelli, avait indiqué avant le départ que les niveaux d'usure et de dégradation des pneus super-tendres étaient plutôt faibles par temps chaud — au départ, à 14h, la température de piste atteignait 49 degrés Celsius.

Les 10 premières voitures sur la grille étaient équipées de pneus super-tendres, et elles les ont remplacés par des tendres dès leur premier arrêt aux puits, au 13e tour, approximativement. Force India avait opté pour une stratégie d'un seul arrêt aux puits, contrairement aux deux anticipés par la plupart des équipes.

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