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Ontario: voter NPD serait l'équivalent de voter conservateur, dit Wynne

08/06/2014 05:00 EDT | Actualisé 08/08/2014 05:12 EDT

MISSISSAUGA, Ont. - Un rassemblement libéral au cours du dernier dimanche de la campagne électorale ontarienne s'est transformé en un appel direct de la première ministre Kathleen Wynne à ceux pensant voter pour Andrea Horwath et ses néo-démocrates, troisièmes dans les sondages.

Dans des termes sans équivoque, Mme Wynne a mis en garde les partisans du NPD et les autres progressistes en leur déclarant que voter pour Mme Horwath équivalait à voter pour le chef progressiste-conservateur Tim Hudak.

Devant un groupe de partisans enthousiastes et de candidats, Mme Wynne a répété — comme elle l'a fait au cours des précédentes semaines — qu'un gouvernement Hudak serait dangereux pour la province.

Mais alors que la rhétorique anti-Hudak de Mme Wynne était familière, son appel direct aux néo-démocrates — qu'elle a largement ignorés pendant la campagne — laisse présager d'un vote très serré.

La chef du NPD, a-t-elle noté, a refusé de ne pas s'engager M. Hudak au sein d'une coalition — quelque chose que, dit Mme Wynne, les grands chefs du NPD ontarien n'auraient jamais envisagé.

De son côté, son adversaire néo-démocrate a rapidement rejeté la suggestion libérale appelant au vote stratégique.

«Je crois que les Ontariens sont dans une position où ils savent qu'ils n'ont pas à écouter quelqu'un qui leur dit comment voter et comment penser», a lancé Mme Horwath dimanche alors qu'elle reprenait ses principaux arguments politiques.

«Vous n'avez pas à choisir entre corruption et folie.»

La plupart des derniers sondages font état d'une course serrée entre les libéraux et les progressistes-conservateurs, qui s'engagent à créer un million d'emplois sur huit ans en sabrant dans la fonction publique, en plus d'éliminer 100 000 postes de fonctionnaires. Le chef conservateur a toutefois admis qu'environ la moitié de ces emplois seraient créés en vertu de la croissance économique normale.

Le NPD est loin derrière.

Alors que la campagne en est à ses derniers jours, les troupes progressistes-conservatrices affirment que les libéraux se rabattront sur des «tactiques de peur» contre le parti et M. Hudak afin de convaincre les électeurs.

«Ils vont demander votre vote parce qu'ils sont accros au pouvoir», a dit M. Hudak, dimanche.

Ce dernier soutient que sa stratégie continuera de tourner autour de l'allégement du fardeau fiscal et de la création d'emplois.

Quant à lui, M. Hudak a obtenu l'appui de trois grands journaux — le Globe and Mail, le Toronto Sun et le National Post —, tandis que le Toronto Star soutient plutôt la première ministre sortante.

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