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Mondial-2022 au Qatar: Sony et Adidas soulignent l'importance d'une enquête

08/06/2014 10:16 EDT | Actualisé 08/08/2014 05:12 EDT

Deux sponsors agréés par la Fédération internationale de football (Fifa), Sony et Adidas, ont souligné dimanche la nécessité d'une enquête appropriée et rapide sur les conditions d'attribution au Qatar du Mondial-2022.

"Nous sommes confiants de voir cette enquête traitée avec une priorité haute", a déclaré l'équipementier allemand Adidas, partenaire de la Fifa depuis 1970, dans un courrier électronique à l'AFP.

"Cependant, la teneur négative du débat public n'est ni bon pour l'image de marque du football, ni pour celle de l'institution Fifa, ni pour celle des partenaires", a écrit Adidas, qui avait prolongé en novembre dernier son partenariat avec la Fifa jusqu'en 2030.

La compagnie japonaise Sony, partenaire officiel du Mondial, réclame une "enquête appropriée" de la Fifa portant sur les soupçons de corruption dans l'attribution au Qatar de l'édition 2022, a révélé dimanche le Sunday Times.

L'hebdomadaire britannique avait affirmé la semaine dernière, à la suite d'une enquête, que l'ancien haut responsable du football qatari Mohamed Bin Hammam avait versé plus de cinq millions de dollars pour obtenir le soutien de plusieurs représentants du football international à la candidature du Qatar pour le Mondial-2022.

"Nous souhaitons que ces allégations soient examinées de manière appropriée", a déclaré Sony dans un communiqué publié par le journal britannique.

La Fifa enquête actuellement sur l'attribution controversée des Mondiaux-2018 à la Russie et 2022 au Qatar.

Son investigation prendra fin lundi 9 juin et son rapport sera remis à la chambre de jugement de la Fifa environ six semaines plus tard.

"Nous attendons de la Fifa qu'elle adhère à ses principes d'éthique et d'intégrité dans toutes ses opérations", a aussi indiqué le communiqué publié par le Sunday Times.

Interrogé par l'AFP à Tokyo, un porte-parole de la compagnie n'a pas souhaité réagir à l'article du Sunday Times.

"Nous refusons de commenter nos échanges avec la Fifa", a précisé George Boyd.

Le comité exécutif du Mondial-2022 au Qatar affirme de son côté qu'il a gagné "au mérite".

Depuis 2012, Mohammed Bin Hammam est banni de toute activité dans la vie du football pour son implication dans une autre affaire de corruption.

"Le processus en cours va confirmer le droit du Qatar à accueillir la grande compétition mondiale", a déclaré le comité dimanche.

Il a aussi réaffirmé que Bin Hammam n'avait "joué aucun rôle officiel ou non officiel" dans la candidature de son pays.

La Fifa, qui n'a pas commenté les révélations du Sunday Times, tiendra son congrès annuel à Sao Paulo du 9 au 12 juin, jour du coup d'envoi du Mondial au Brésil.

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