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Le vote pour choisir le nouveau chef du Bloc québécois commencera mercredi matin

08/06/2014 04:43 EDT | Actualisé 08/08/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - La course à la direction du Bloc québécois (BQ)tire à sa fin et elle se terminera sous le signe de l'innovation pour ce parti.

Pour la première fois, le chef de la formation sera élu au terme d'un vote téléphonique. Le scrutin s'amorcera dès 8h mercredi matin et il se poursuivra sans interruption jusqu'à 19h vendredi soir.

La course met aux prises deux adversaires: le député de Richmond-Arthabaska André Bellavance et Mario Beaulieu de la Société-Saint-Jean-Baptiste.

Seuls les membres en règle du BQ — c'est-à-dire ceux qui détiennent leur carte du parti et qui ont payé leur cotisation de 5 $ au cours des douze derniers mois — pourront se prononcer. En tout, près de 19 000 militants auront la possibilité de le faire.

Le président de la course à la direction du Bloc Québécois, Mathieu Alarie, s'attend «à une forte participation» puisque «tout le monde pourra s'exprimer d'une façon très simple sans avoir à fournir beaucoup d'efforts» et ce, en quelques minutes à peine.

Selon M. Alarie, «les gens n'auront qu'à composer à partir de la maison un numéro sans frais [et] à choisir le candidat pour lequel ils désirent voter. Le système leur demandera de confirmer leur choix [...] et une fois que ce sera fait, ils obtiendront un numéro de confirmation qu'ils devront noter puis le vote sera terminé».

Lors de la plus récente course à la direction du BQ qui remonte à 2011 et qui s'était soldée par la victoire de Daniel Paillé, le taux de participation avait été de 38 pour cent.

Le nom du nouveau numéro un du parti sera dévoilé, samedi prochain, à l'occasion d'un rassemblement tenu à Montréal.

D'ici là, Mathieu Alarie n'entretient qu'un souhait. «Au point de vue démocratique [...], à ce jour, les choses tournent rondement. J'espère qu'on pourra avoir une course qui sera transparente et qui sera menée de façon tout à fait conforme aux règlements jusqu'à la fin, lance-t-il. Il n'y a pas d'ombre au tableau pour l'instant et je souhaite que ça reste comme ça», ajoute-t-il.

M. Alarie estime que le maximum a été fait pour prévenir la fraude pendant le scrutin.

«On fait affaire avec une entreprise qui a une large expérience et une très grande crédibilité [...]. On sera présent sur place aussi durant tout le déroulement du scrutin. On a déjà eu plusieurs visites [au sein de la compagnie VoxTel] et une autre est prévue en début de semaine», spécifie-t-il.

Se voulant encore plus rassurant, il précise que son équipe «aura de façon constante la possibilité de faire des vérifications pendant le vote [et qu'il] y aura des mécanismes de surveillance qui feront en sorte que quelqu'un, par exemple, qui entrerait plusieurs fois un code d'identification personnel erroné serait dans l'obligation de parler à un préposé».

Advenant le cas où «de nombreux votes seraient exprimés à partir d'un même numéro de téléphone», une explication devrait également être fournie d'après Mathieu Alarie.

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