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L'écurie Red Bull a profité des malheurs de Mercedes et saisi son opportunité

08/06/2014 07:17 EDT | Actualisé 08/08/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - La victoire de Daniel Ricciardo au Grand Prix du Canada jumelée à la troisième place de Sebastian Vettel peuvent sembler anodines puisqu'elles n'ont rien changé au championnat des pilotes ni à celui des constructeurs, mais elles pourraient être l'étincelle qui permettra à Red Bull de revenir dans la course aux titres.

Dimanche, l'équipe autrichienne a engrangé sa première victoire de la saison. Elle a également offert un premier triomphe au motoriste français Renault depuis l'adoption des nouvelles règles en Formule Un. Au-delà des performances, c'est surtout l'espoir qu'inspire ces résultats qu'ont retenu les pilotes Red Bull, après des mois de misère noire.

«Nous avons été légèrement surpris en début d'année par la rapidité des voitures Mercedes, même si je suis très heureux de ma victoire, a admis Ricciardo. Mais ils ont connu leur part d'ennuis aujourd'hui (dimanche), ce qui nous a permis d'attaquer. C'est bien d'avoir pu saisir notre opportunité. Sinon, ç'aurait été très décevant. Il faut maintenant garder notre rythme, même si nous savons que nous avons encore beaucoup de travail à accomplir. Je suis très heureux pour l'équipe, c'est une très grosse victoire.»

«Je crois qu'on peut dire que c'est une journée très, très positive, car nous avons placé nos deux voitures sur le podium, en battant au moins l'une des deux Mercedes», a renchéri Vettel.

Ce dernier a reconnu du même souffle que les résultats de Red Bull sur le circuit Gilles-Villeneuve de l'île Notre-Dame étaient un véritable soulagement même si, soutient-il, la route est encore longue avant de menacer Mercedes.

«Comme Daniel l'a dit, nous disposons d'une voiture très compétitive, mais qui ne l'est pas encore suffisamment dans son ensemble pour nous permettre de les rattraper et de les battre régulièrement, a-t-il expliqué. Je crois que nous avons été chanceux, même si c'est une belle sensation d'un point de vue personnel et collectif également. Surtout après un hiver aussi difficile (que celui qu'on vient de connaître) et un début de saison marqué par une panoplie de problèmes.»

D'ailleurs, l'Allemand a répété tout au long du week-end que la principale lacune du moteur Renault était son manque de puissance dans les lignes droites, et dimanche n'a pas fait exception.

«Ce fut une autre journée très difficile, tout au long de l'épreuve, a-t-il précisé. Nous étions coincés derrière les voitures Force India — j'étais pris derrière Nico Hülkenberg, et Daniel derrière (Sergio) Perez. Nous n'étions tout simplement pas suffisamment rapides dans les lignes droites; nous manquions de puissance.

«J'ai finalement trouvé mes repères dans la dernière portion de l'épreuve, bien qu'il faut reconnaître que nous avons obtenu un gros coup de pouce de Mercedes ce week-end, a-t-il dit. Au moins, on a profité de l'opportunité qui s'est présentée à nous.»

L'Allemand, qui a engrangé 39 victoires en carrière, aurait pu connaître un sort bien plus triste dimanche. Il a évité la catastrophe de peu lors du dernier tour. Felipe Massa (Williams) et Perez étaient à ses trousses à l'entrée du premier virage lorsqu'il se sont percutés, derrière lui, avant de le dépasser chacun de leur côté pour terminer leur course dans un mur de pneus.

«J'ai vu que Massa et Perez étaient très près l'un de l'autre au virage no 1, a confié Vettel. J'ai vu quelque chose de blanc s'approcher de moi très rapidement dans mon rétroviseur, et à la dernière seconde j'ai réagi en donnant un coup de volant vers la droite pour éviter l'impact avec Felipe. C'était assez invraisemblable.»

Ç'a pavé la voie à la victoire de Ricciardo, sous le drapeau jaune, ainsi qu'au deuxième podium de Vettel cette saison, après sa troisième place au Grand Prix de Malaisie.

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