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Présidentielle syrienne: Damas s'en prend à l'UE

07/06/2014 10:24 EDT | Actualisé 07/08/2014 05:12 EDT

Le régime syrien a fustigé samedi la position de l'Union européenne, qui a critiqué la présidentielle organisée par Damas cette semaine, estimant qu'il s'agissait d'une "violation" de la souveraineté nationale.

Au lendemain du scrutin du 3 juin, la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, a qualifié d'"illégitime" l'élection organisée en pleine guerre dans les zones contrôlées par le pouvoir et remportée sans surprise par Bachar al-Assad, jugeant qu'elle minait "les efforts politiques pour trouver une solution à cet horrible conflit".

Le ministère syrien des Affaires étrangères "fustige le communiqué de l'Union européenne concernant la présidentielle en Syrie", estimant qu'il s'agit d'une "violation flagrante du droit international qui stipule le respect de la souveraineté des Etats et la non-ingérence dans leurs affaires", selon un communiqué.

"Cette position de l'UE est contraire aux principes basiques de démocratie et de respect du droit des peuples à élire leurs dirigeants et à décider de leur avenir à travers les urnes", poursuit le communiqué.

Le clan des Assad dirige la Syrie d'une main de fer depuis plus de 40 ans après avoir muselé la presse et l'opposition, et écrasé déjà dans le sang un soulèvement des Frères musulmans dans les années 1980.

Une révolte pacifique réclamant des réformes démocratiques avait éclaté en mars 2011, avant de se transformer en insurrection armée après avoir été brutalement réprimée.

L'opposition en exil, soutenue par l'Occident, a également jugé "illégitime" ce scrutin et s'est engagée à poursuivre la révolte.

Washington a parlé de "non-élection", alors que Moscou et Téhéran, alliés indéfectibles de M. Assad, ont salué le vote.

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