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Ontario: Wynne toujours bombardée de questions sur les centrales au gaz

07/06/2014 04:09 EDT | Actualisé 07/08/2014 05:12 EDT

WATERDOWN, Ont. - Ses rivaux politiques «désespérés» ont été forcés de s'en remettre aux calomnies pour détourner l'attention de leurs plateformes impopulaires et mal conçues, a déclaré samedi la chef libérale ontarienne Kathleen Wynne. En utilisant ses termes les plus durs jusqu'à maintenant, la première ministre sortante s'en est prise aux progressistes-conservateurs et aux néo-démocrates, qui ont plusieurs fois ressorti le controversé dossier du scandale des centrales vieux de trois ans.

Mme Wynne a affirmé que le chef conservateur Tim Hudak «essaie d'alimenter la controverse» et que ses troupes veulent s'assurer que «la population ne s'intéresse pas» au programme du parti.

M. Hudak ne veut pas parler de son plan parce que cela signifie «congédier des connaissances, ou congédier des voisins», a dit Mme Wynne en faisant référence aux intentions des conservateurs de sabrer 100 000 postes dans la fonction publique.

Samedi, M. Hudak est retourné sur le site de l'une des centrales au gaz dont la construction a été annulée. Ces projets avortés pourraient coûter plus de 1 milliard $ aux contribuables, et le chef conservateur a de nouveau réclamé une enquête publique sur cette affaire.

Mme Wynne, dit-il, a abandonné ses principes en ne s'opposant pas lorsque son prédécesseur, Dalton McGuinty, a annulé les projets pour sauver des sièges libéraux.

Le chef conservateur a rappelé que si Mme Wynne, de son propre aveu, était entrée en politique pour aider les gens, elle avait trahi ces convictions en participant à la décision de l'annulation du projet, en tant que membre du cabinet de son prédécesseur.

«Elle a fait face à un choix essentiel lorsque Dalton McGuinty l'a placée en face d'un document pour jeter un milliard de dollars dans le trou situé derrière moi», a-t-il déclaré devant une pile de débris venant de la structure à moitié construite.

Il a été révélé cette semaine que la police provinciale recherchait des documents additionnels provenant de fonctionnaires — et non pas d'employés politiques —, et bien que Mme Wynne ait dit qu'elle n'avait pas de contrôle sur ce processus et qu'elle coopérait à l'enquête, M. Hudak a ressorti sa demande d'une enquête afin d'obtenir «toutes les réponses pour les contribuables».

Les documents recherchés par la police comptent des données sur les visiteurs venus à Queen's Park quelques jours avant que Mme Wynne n'entre en poste, et les conservateurs se demandent si son équipe de transition est liée de quelque façon que ce soit aux informations réclamées.

Après avoir serré des mains dans un marché de Waterdown, Mme Wynne a dit avoir accepté les responsabilités du fiasco des centrales, et avoir mis des mesures en place pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise. Elle a également répondu à la chef néo-démocrate Andrea Horwath, qui a accusé plusieurs fois les libéraux de corruption.

Selon la première ministre, la chef néo-démocrate, qui réclame que soit faite la lumière sur l'affaire des centrales, tout comme son homologue conservateur, n'a pas de plan qui lui soit propre, et qu'elle fouille plutôt pour trouver des informations compromettantes.

Pour Mme Horwath, le scrutin du 12 juin «est un choix entre un mauvais sens éthique et des mauvaises équations mathématiques», lançant ainsi une pique aux prévisions conservatrices pour l'emploi qui ont été critiquées pour leur imprécision.

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