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Iran: Washington réunit son «dream team» diplomatique pour conclure les négos

07/06/2014 08:44 EDT | Actualisé 07/08/2014 05:12 EDT

WASHINGTON - Les États-Unis réunissent de nouveau d'importants membres de l'équipe diplomatique ayant tenu des négociations secrètes avec l'Iran à propos de son programme nucléaire, entraînant une entente cruciale, et les envoie à Genève pour discuter directement avec des représentants de Téhéran, dans l'espoir de progresser vers un accord final complet.

Les échanges impliquant le secrétaire d'État adjoint William Burns, la sous-secrétaire d'État aux Affaires politiques Wendy Sherman et Jake Sullivan, le plus important conseiller du vice-président Joe Biden en matière d'affaires étrangères, doivent avoir lieu lundi et mardi. La directrice des politiques de l'Union européenne, Helga Schmid, sera elle aussi présente.

L'accord intérimaire conclu en novembre par l'Iran et six puissances mondiales — les États-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne — limitait le programme iranien d'enrichissement d'uranium. En échange, certaines sanctions imposées à Téhéran ont été allégées, mais celles ciblant entre autres les exportations de pétrole iranien sont demeurées en place.

Ces négociations doivent reprendre le 16 juin. Une date limite informelle — le 20 juillet — a été avancée.

Selon l'agence officielle iranienne IRNA, les discussions à venir avec les États-Unis seraient suivies de discussions séparées à Rome entre des responsables iraniens et russes, mardi et mercredi. Selon Abbas Araqchi, un important membre de l'équipe de négociation, d'autres échanges bilatéraux doivent avoir lieux avec les autres puissances mondiales, mais ces rencontres n'ont pas encore été organisées.

Les négociations se concentrent sur la limitation de l'enrichissement de l'uranium, et l'élimination de la possibilité que l'Iran produise du plutonium pouvant être utilisé dans des ogives nucléaires. En échange, les États-Unis et d'autres grands joueurs allégeraient les sanctions grevant l'économie iranienne.

Téhéran martèle toujours que son programme nucléaire n'a que des visées pacifistes, comme la production d'énergie et la recherche médicale. L'Occident craint plutôt le développement d'armes nucléaires.

Les négociateurs espèrent parvenir à une entente en date du 20 juillet, mais peuvent prolonger l'accord intérimaire pendant encore six mois. La première étape du processus de discussions avait permis à l'Iran de libérer jusqu'à 7 milliards $ US en conditions commerciales auparavant bloquées par les sanctions économiques.

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