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Greenpeace alerte contre l'importation de bois illégal en France

07/06/2014 12:15 EDT | Actualisé 07/08/2014 05:12 EDT

Des militants de Greenpeace ont symboliquement "mis sous scellés" samedi des lames de parquet exposées dans le show-room parisien d'un importateur de bois pour dénoncer "l'inaction" de la France contre l'importation de bois illégal du Brésil et du Congo.

A la mi-journée, une vingtaine de militants de l'organisation écologiste ont déployé devant ce magasin du centre de Paris des banderoles en français et en portugais proclamant "Brésil bois illégal, France complice" ou "Votre parquet est-il légal ?" et ont distribué des tracts.

Cette "Brigade de vérification du Bois", organe fictif créé par Greenpeace, a ensuite occupé le show-room et apposé des rubans jaunes "Forest Crime Scene" ("scène de crime forestier") sur les parquets exposés.

Depuis le 3 mars 2013, une réglementation européenne impose aux importateurs de prouver qu'ils ont vérifié la provenance et la légalité du bois introduit sur le marché, "mais beaucoup ne font pas les efforts nécessaires à la traçabilité du bois brésilien ou congolais", a expliqué à l'AFP l'un des militants de Greenpeace, Jean Thévenot.

"Il y a dans ces deux pays des +mafias du bois+ qui trichent avec les quotas, abattent des arbres dans des zones interdites, mais +blanchissent+ le bois illégal en utilisant des permis provenant d'autres concessions". De ce fait, "les papiers dits officiels n'ont aucune valeur". Pour Greenpeace, les importateurs manquent de la "diligence raisonnée" qu'impose la règlementation quand il y a un doute sur l'origine du bois.

Selon Greenpeace, la France est l'un des derniers pays à ne pas appliquer cette réglementation alors que l'Hexagone est le premier importateur européen de bois du Congo et d'Amazonie et le second importateur mondial de bois brésilien.

Une poignée de militants ont mené une action similaire dans un magasin de parquets du centre de Bordeaux (sud-ouest).

cha-lab/nou/plh

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