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Burundi: l'armée dément toute présence de soldat burundais en RDC (porte-parole)

07/06/2014 11:24 EDT | Actualisé 07/08/2014 05:12 EDT

L'armée du Burundi a démenti "catégoriquement" samedi toute présence de soldats burundais dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), après des accusations d'une ONG congolaise faisant état de journalistes congolais pourchassés par de présumés soldats burundais dans ce pays.

"Nous démentons catégoriquement cette information. Si des journalistes congolais ont été harcelés par des soldats, ce ne sont pas des soldats burundais", a réagi l'AFP à le colonel Gaspard Baratuza le porte-parole de l'armée burundaise.

Vendredi, l'ONG congolaise Journaliste en danger (JED) a annoncé que deux journalistes congolais de Radio Ondes FM émettant de Kiliba, à la frontière congolo-burundaise, à 110 km au sud de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, avaient été pourchassés par de présumés soldats burundais.

"Ce n'est pas vrai d'autant que il n'y aucun soldat burundais sur le sol congolais", a insisté le porte-parle de l'armée burundaise.

Des informations concordantes font état de la présence d'au moins un bataillon de soldats burundais, dans la plaine de la Rusizi, où ils traquent des dissidents de l'ex-rébellion hutue burundaise des Forces nationales de libération (FNL) dans le cadre d'un accord secret entre les deux pays.

"C'est vrai qu'il y a une insécurité qui nous vient de l'est de la RDC, mais nous avons renforcé notre dispositif de sécurité notamment dans la plaine de la Rusizi pour y faire face, mais du côté burundais", a assuré le colonel Baratuza, expliquant que "il y a une coopération entre l'armée burundaise et les FRDC, mais elle se limite à un échange d'informations".

"Il n'y pas d'accord sur la présence de soldats burundais en RDC et l'armée burundaise n'entraîne aucune milice ou aucune force paramilitaire", a-t-il assuré.

L'histoire du Burundi est jalonnée de massacres ethniques et le pays a connu une meurtrière guerre civile entre 1993 et 2006.

Le récent retrait de l'Uprona (principal parti tutsi) du gouvernement a plongé le pays dans une crise politique et fait craindre une résurgence des tensions ethniques à l'approche du scrutin présidentiel de 2015. Le président Nkurunziza a l'intention de briguer un troisième mandat bien que la Constitution l'interdise.

Le Parlement a rejeté récemment un projet de réforme constitutionnelle qui menaçait de rompre le fragile partage du pouvoir entre Hutu et Tutsi, consacré par les accords de paix ayant mis fin à la guerre civile.

esd/jmc

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