NOUVELLES

Vodafone révèle comment des gouvernements utilisent son réseau pour espionner

06/06/2014 05:28 EDT | Actualisé 06/08/2014 05:12 EDT

Le géant britannique des télécommunications Vodafone a révélé vendredi dans un rapport inédit comment certains gouvernements ont un accès direct à son réseau pour surveiller les communications de ses clients.

C'est la première fois que le groupe publie un tel rapport sur ses relations avec les autorités de 29 pays dans lequel il est présent.

"Dans un petit nombre de pays, la loi ordonne que des agences ou autorités spécifiques doivent avoir un accès direct au réseau d'un opérateur", indique Vodafone, sans citer les pays concernés.

Dans certains cas, les gouvernements ont ainsi "un accès permanent aux communications des clients via leur propre accès direct".

Dans la plupart des pays, les autorités doivent toutefois d'abord demander l'aide de l'opérateur, qui conserve le plein contrôle de son réseau.

Le groupe explique qu'il est obligé de se conformer aux lois des pays dans lequel il est implanté, sous peine de se voir retirer sa licence ou de poursuites pénales contre ses employés.

"Nous devons pas conséquent trouver un équilibre entre notre responsabilité de respecter le droit à la vie privée de nos clients et notre obligation légale de répondre aux demandes légales des autorités, ainsi que notre devoir de protéger nos employés", affirme le groupe.

Vodafone est le deuxième opérateur de téléphonie mobile dans le monde et possède également les réseaux de fibre optique hérités de Cable & Wireless Worldwide, entreprise acquise en 2012.

La question de l'espionnage de masse est devenue sensible depuis les révélations d'Edward Snowden, ancien consultant de l'agence de renseignement américaine NSA, qui avaient mis à jour un vaste système de surveillance des conversations téléphoniques et des communications via internet.

jmi/mc/fw

PLUS:hp