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Transports par taxi: la start-up Uber valorisée à 17 milliards de dollars

06/06/2014 02:30 EDT | Actualisé 06/08/2014 05:12 EDT
Bloomberg via Getty Images
The Uber Technologies Inc. application and logo are displayed on an Apple Inc. iPhone 5s and iPad Air in this arranged photograph in Washington, D.C., U.S., on Wednesday, March 5, 2014. Uber, a startup that lets drivers pick up passengers with their personal cars and that was valued at $3.5 billion in a funding round last year, has raised $307 million from a group of backers that include Google Ventures, Google Inc.'s investment arm, and Jeff Bezos, the founder of Amazon. Photographer: Andrew Harrer/Bloomberg via Getty Images

La start-up américaine Uber, spécialisée dans la location de voitures de tourisme (VTC) très contestée en Europe, pèse désormais 17 milliards de dollars, assez pour rejoindre le cercle des fleurons des sociétés internet aux Etats-Unis.

Uber a annoncé vendredi sur son blog avoir réussi à lever 1,2 milliard de dollars auprès de fonds d'investissements, fonds spéculatifs et sociétés de capital-investissement.

Ce tour de table valorise l'entreprise californienne, qui n'est pas cotée en Bourse, à 17 milliards de dollars. A ce prix la start-up, créée en 2009 à San Francisco, vaut en Bourse une fois et demie le loueur de voitures américain Hertz (12,41 milliards), et près de trois fois le loueur Avis (6,33 milliards de dollars).

A titre de comparaison le réseau social Twitter pesait 19,47 milliards de dollars vendredi en Bourse.

La valorisation d'Uber pourrait encore grimper puisque l'entreprise, fondée par deux trentenaires de la Silicon Valley, Travis Kalanick et Garrett Camp, envisage un nouveau tour de table de 200 millions de dollars.

Uber est connue pour son service de location, pensé comme une alternative aux taxis classiques.

Par un système basé sur la géolocalisation, une application mobile trouve en quelques minutes un véhicule (taxi, service de limousine ou voiture de particulier), souvent propriété d'une société de transport en contrat avec Uber, dans plus de 130 villes de 36 pays --surtout aux Etats-Unis, en Europe et en Asie-Pacifique. La société se finance en encaissant une commission sur le prix de la course.

La startup propose des services haut de gamme (Uber classique), low-cost (UberX) et une application de covoiturage (Uberpop), dont la particularité est de transformer n'importe quel particulier en chauffeur.

Un algorithme permet aux utilisateurs de fixer, avant le départ, le tarif d'une course, en fonction du kilométrage ou de la demande. Une équation qui fait des émules comme les applications Hailo et Taxi Magic aux Etats-Unis ou Lecab en France.

- Pas sans heurts -

"Nous nous développons vite (...) c'est sans précédent! c'est rare", assure le directeur général Travis Kalanick, dans un entretien au Wall Street Journal publié vendredi.

Uber ne publie pas de chiffre d'affaires mais son patron indique que les revenus doublent tous les six mois.

Cette croissance séduit de grands noms. Lors du dernier tour de table ont pris part les fonds BlackRock, Fidelity Investments et Wellington Management, ce qui donne une allure de Who's Who à l'actionnariat de la startup: avant cette levée d'argent frais, Uber comptait déjà comme actionnaires le géant de l'internet Google, via son fonds Google Ventures, la prestigieuse banque d'affaires Goldman Sachs ou encore Jeff Bezos, le patron du mastodonte de l'e-commerce Amazon.

La plupart d'entre eux espèrent gagner le jackpot si Uber, qui emploie un millier de personnes et ambitionne de se diversifier pour devenir un grand groupe de logistique, venait à entrer en Bourse.

L'ascension de Uber ne se fait pas sans heurts.

La startup, qui s'est attaquée au secteur très réglementé des taxis, se retrouve au coeur de plusieurs polémiques.

La ville de New York s'est par exemple longtemps opposée à l'utilisation par les taxis de son application à cause notamment de son système de tarification, qui ne correspond pas au prix fixé par le compteur obligatoire dans ces véhicules.

Mais la municipalité a approuvé récemment un programme pilote permettant de dénicher un taxi via une application internet.

En Europe, le service de covoiturage urbain d'Uber fait l'objet de recours dans plusieurs pays. En France où les relations sont tendues avec les taxis, le gouvernement a gelé les immatriculations de nouvelles VTC.

Les syndicats de taxis européens appellent à une journée de manifestations dans plusieurs capitales le 11 juin pour protester contre la concurrence "déloyale" des VTC.

"Le lobby des taxis met la pression sur les pouvopirs publics dans les villes où nous nous installons pour étouffer la concurrence", répond Travis Kalanick.

lo/sl/are

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