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Soudan: l'armée affirme avoir capturé une base des rebelles au Kordofan-Sud

06/06/2014 01:37 EDT | Actualisé 06/08/2014 05:12 EDT

L'armée soudanaise a annoncé avoir capturé vendredi une position rebelle au Kordofan-Sud, en proie à un conflit armé depuis 3 ans, alors que les Nations unies s'inquiètent pour les civils, pris en tenailles dans les combats entre les deux parties.

"Nos forces armées ont libéré aujourd'hui la région d'Al-Atmur, qui est une base militaire (...) où les rebelles stockaient des armes lourdes, dont des canons et des lance-roquettes", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée, Sawarmi Khaled Saad.

Les rebelles de la branche Nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM-N) se servaient de cette base pour lancer des attaques avec des obus de mortier sur Kadougli, la capitale du Kordofan-Sud, à quelque 45 km de là, a-t-il ajouté.

Les rebelles n'étaient pas dans l'immédiat joignables pour commenter ses propos.

Un conflit oppose depuis trois ans au Kordofan-Sud, dans le sud du pays, les forces gouvernementales aux rebelles du SPLM-N, qui s'estiment politiquement et économiquement marginalisés par le régime du président Omar el-Béchir, affectant plus d'un million de personnes, selon l'ONU.

Dans son bulletin hebdomadaire, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) indique que les civils continuent à faire les frais de ces combats "avec davantage de personnes déplacées et de structures civiles touchées dans les secteurs tenus par le SPLM-N".

"La semaine dernière, 59 bombes ont été larguées dans le voisinage immédiat de Kauda", un fief rebelle, affirme l'Ocha, citant des rapports d'ONG locales et internationales.

"Si aucune mort de civil n'a été enregistrée, les bombardements aériens ont frappé un certain nombre de structures civiles, dont un bureau d'une organisation humanitaire locale, un marché et une école pour orphelins", poursuit-il.

A la mi-mai, l'armée soudanaise avait annoncé avoir repris le contrôle de la région stratégique de Daldako, au nord-est de Kadougli, autorisant quelques jours plus tard les journalistes à se rendre dans le secteur, dans une rare visite dans une zone de guerre, habituellement interdite d'accès aux médias.

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