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Satistiques tronquées: le FMI salue les "premiers pas" de l'Argentine

06/06/2014 04:05 EDT | Actualisé 06/08/2014 05:12 EDT

Le Fonds monétaire international a salué vendredi les "premiers pas" accomplis par l'Argentine pour améliorer la fiabilité de ses statistiques économiques qui lui valent d'être visée par une procédure de sanctions au sein de l'institution.

Le conseil d'administration du FMI, qui représente ses 188 Etats-membres, a pris note de l'adoption de "l'ensemble des mesures spécifiques" qu'il avait réclamées à ce stade et les "premiers pas accomplis pour remédier à la fourniture de données tronquées" sur l'inflation et la croissance, indique son communiqué.

Au début de l'année, l'Argentine a revu et corrigé son indicateur de l'inflation après avoir longtemps minimisé la hausse des prix. Le chiffre officiel de l'inflation en janvier (3,7% sur un an) était ainsi, pour la première fois, proche de celui fourni par les instituts privés.

Après des années de négociations infructueuses, le FMI avait, en février 2013, décidé de sortir l'artillerie lourde contre l'Argentine en engageant une "déclaration de censure", une procédure de sanctions inédite pouvant aller jusqu'à l'exclusion du pays de l'institution.

Aux termes de la décision rendue vendredi, cette procédure est toujours en cours et le Fonds a fixé de nouvelles échéances à Buenos Aires qui doit "mettre en oeuvre" d'ici à fin septembre de nouvelles mesures dont la teneur précise n'est pas communiquée.

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, devra faire un nouveau rapport d'étape sur la situation argentine à la mi-novembre avant que le conseil d'administration ne se prononce à nouveau, indique le communiqué.

"Le Fonds salue les discussions en cours avec les autorités (...) et se tient prêt à continuer ce dialogue et plus généralement, à renforcer les relations avec l'Argentine", souligne le communiqué.

Cette controverse sur les statistiques a provoqué une nouvelle montée de fièvre entre l'Argentine et le FMI, déjà accusé par Buenos Aires d'avoir précipité la faillite du pays en 2001.

En représailles, l'Argentine refuse depuis plus de six ans les évaluations économiques que le Fonds mène annuellement auprès de ses Etats-membres.

Le contentieux semble toutefois s'être légèrement apaisé récemment. Mme Lagarde a ainsi salué l'accord trouvé fin mai par l'Argentine avec les pays du Club de Paris pour apurer les arriérés de sa dette, estimant que cela améliorait la situation du pays "sur la scène internationale".

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