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Sao Paulo : heurts entre grévistes et policiers au 2e jour de grève du métro (police)

06/06/2014 09:19 EDT | Actualisé 06/08/2014 05:12 EDT

Des heurts ont éclaté vendredi matin dans une station centrale du métro de Sao Paulo entre grévistes et policiers qui ont utilisé du gaz lacrymogène et des matraques pour les disperser, au 2e jour de grève des employés du métro, a indiqué la police à l'AFP.

"A 07H00, la station Ana Rosa, l'une des plus centrales, était fermée et de nombreux usagers ont tenté d'y entrer. Il y a eu des heurts entre grévistes et usagers et la police a dû intervenir" en les dispersant avec des bombes lacrymogènes, a déclaré un porte-parole de la police (PM) à l'AFP.

"C'étaient des grévistes et la police; il y a eu des heurts et j'ai couru", a affirmé quant à elle Rosana Pereira, qui travaille dans un petit bureau de renseignements d'autobus.

La télévision Globo news a montré des images de policiers armés de boucliers chargeant les grévistes avec des matraques et du gaz. La station a été fermée par mesure de sécurité.

Vanessa Pereira fait une queue interminable, à l'extérieur de la station, pour pouvoir prendre un bus.

"J'ai déjà mis deux heures au lieu de 40 minutes pour arriver; je ne sais pas pour combien de temps j'en ai encore", déplore-t-elle.

Selon la TV Globo, des groupes de piquets de grève se déplacent dans les stations pour empêcher les employés non grévistes de travailler.

La grève des employés du métro de Sao Paulo, paralysait vendredi pour le deuxième jour la mégapole du Brésil où se déroulera le match inaugural du Mondial dans moins d'une semaine.

Le métro de Sao Paulo constitue la principale voie d'accès au stade Arena Corinthians (surnommé Itaquerao) dans cette ville de 20 millions d'habitants, et transporte chaque jour 4,5 millions d'usagers.

Un embouteillage record de 226 km, supérieur à celui de la veille (209 km), l'un des plus grands de l'histoire de la ville, bloquait les abords de la capitale économique. La situation était aggravée du fait de la pluie forte qui tombait sur la ville de 20 millions d'habitants.

Les grévistes n'acceptent pas les 8,7% d'augmentation de salaires proposés par la direction et veulent au moins 12,2%. Au départ, ils réclamaient 16,5%.

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