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Musée juif de Bruxelles: décès de l'employé grièvement blessé (parquet)

06/06/2014 11:17 EDT | Actualisé 06/08/2014 05:12 EDT

L'employé belge qui se trouvait dans un état désespéré depuis la tuerie au Musée juif de Bruxelles le 24 mai est décédé vendredi, ce qui porte à quatre le nombre de morts, a indiqué le parquet fédéral.

Cet employé âgé de 25 ans, Alexandre Strens, qui officiait à la réception du musée, est décédé à l'hôpital où il était en état de mort cérébrale.

La ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet, a "appris avec tristesse que la quatrième victime de la fusillade du Musée Juif de Bruxelles a succombé à ses blessures", ont indiqué ses services dans un communiqué.

"Ses pensées émues vont à la famille, aux amis et aux proches de ce jeune homme dont l'avenir a été brisé, comme pour les trois autres personnes, par cet acte terroriste d'une barbarie sans nom", ajoute le texte.

Une bénévole française de 66 ans et un couple de touristes israéliens d'une cinquantaine d'années avaient été tués sur le coup par le tueur solitaire.

Alexandre Strens avait été embauché en 2013 par le musée, lieu de mémoire des cultures juives, où il était chargé de la communication.

Le tueur présumé, le Franco-algérien Mehdi Nemmouche, a été arrêté le 30 mai à la gare routière de Marseille Saint-Charles (sud de la France), dans un autocar en provenance d'Amsterdam via Bruxelles. Placé en détention provisoire, il refuse d'être transféré vers la Belgique pour y être jugé.

Dans ses bagages avaient été trouvés un revolver et un fusil d'assaut Kalachnikov avec de nombreuses munitions, armes similaires à celles de la tuerie.

L'enquête se poursuit en France et en Belgique, notamment pour savoir si Mehdi Nemmouche, âgé de 29 ans, est bien le "loup solitaire" décrit jusqu'ici par les autorités.

Deux semaines après l'attaque, l'Union européenne a décidé jeudi de resserrer les mailles du filet face à la menace jihadiste, en préparant une série de mesures pour identifier les jeunes Européens partis combattre en Syrie et les empêcher de commettre des tueries à leur retour. Mehdi Nemmouche avait passé plus d'un an en Syrie, d'où il était rentré en mars.

jri-siu/cel/plh

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