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Mali: un officier arrêté pour "tentative de coup de force"

06/06/2014 05:30 EDT | Actualisé 06/08/2014 05:12 EDT

Un officier malien, dont la famille avait affirmé jeudi qu'il avait été enlevé à Bamako, a en réalité été arrêté pour "tentative de coup de force" et "atteinte à la sûreté de l'Etat", a déclaré vendredi à l'AFP un responsable gouvernemental malien.

"Le lieutenant Mohamed Ouattara a été arrêté - et non enlevé - pour tentative de coup de force, tentative de déstabilisation des institutions de la République et pour atteinte à la sûreté de l'Etat", selon le haut responsable malien.

Un document officiel qu'a pu consulter l'AFP affirme que son son objectif et celui d'autres officiers "et de leurs complices" était de renverser "le régime" du président Ibrahim Boubacar Keïta.

Le responsable malien a précisé qu'il y avait eu plusieurs arrestations et que d'autres auront lieu.

Jeudi, des membres de la famille de Mohamed Ouattara, dont son père Yaya Ouattara, un colonel à la retraite, avaient affirmé qu'il avait été enlevé dans la nuit de mercredi à jeudi "par des individus armés" à Bamako.

Le lieutenant Ouattara appartient à l'unité des "Bérets rouges" qui était restée fidèle au président Amadou Toumani Touré, renversé le 22 mars 2012 par un coup d'Etat mené par le capitaine Amadou Haya Sanogo.

Les "Bérets rouges" avaient vainement tenté un contre-coup d'Etat un mois plus tard avant d'être pourchassés par les putschistes.

Depuis début décembre 2013, près d'une trentaine de corps soupçonnés être ceux de "Bérets rouges" disparus ont été retrouvés dans différents charniers près de Kati, ville-garnison à 15 km de Bamako, qui fut le quartier général du capitaine Sanogo et de ses hommes.

Après l'élection du président Keïta, Sanogo,et une vingtaine de ses proches ont été inculpés et incarcérés fin 2013 pour "complicités d'enlèvement, enlèvement et assassinats" dans le cadre d'une enquête sur la disparition de "Bérets rouges".

Le coup d'Etat de mars 2012 avait précipité la chute du nord du Mali aux mains de groupes armés, incluant des rebelles touareg et des jihadistes.

Ces derniers ont en partie été chassés de cette région par une intervention militaire internationale lancée le 11 janvier 2013 par la France, toujours en cours.

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