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Les équipes veulent que le pouvoir sportif revienne à l'UCI

06/06/2014 05:45 EDT | Actualisé 06/08/2014 05:12 EDT

L'association internationale des équipes (AIGCP) a pris position vendredi pour que le pouvoir sportif revienne au jury des commissaires de l'Union cycliste internationale (UCI), à la suite des évènements survenus dans le récent Giro.

"Seul, le président du jury peut et doit juger si les conditions de sécurité de la course sont réunies", estime l'AIGCP. "C'est à lui et lui seul qu'il revient de trancher et passer outre l'opinion des organisateurs, des coureurs et des équipes".

L'AIGCP entend que l'organisateur ait un avis consultatif, au niveau de celui des équipes et des coureurs, auprès du président du jury des commissaires lequel incarne d'après le règlement le pouvoir sportif.

"Dans notre ambition d'un sport équitable et crédible, tous les intervenants doivent travailler ensemble pour que les règles soient claires et appliquées de façon objective", conclut l'assocation regroupant la plupart des équipes de première division.

Dans le Giro, deux étapes ont donné lieu à maintes polémiques.

D'abord, à cause de la demande des coureurs réclamant au départ une neutralisation, partielle ou totale, du parcours de Bari (4e étape) rendu très glissant par la pluie. Ensuite et surtout, en raison de la décision de l'organisation du Giro de faire précéder le premier peloton d'une moto munie d'un drapeau rouge dans la descente enneigée du Stelvio (16e étape), ce qui a été compris par plusieurs équipes comme une neutralisation à la suite d'une "communication erronée" sur la radio interne de la course.

Dans le Tour de France, les décisions d'urgence sont prises par la voiture direction course, à bord de laquelle se trouvent le président du jury des commissaires nommé par l'UCI (appelé à changer chaque année) et le directeur de course, représentant l'organisateur.

Ce dernier rôle, fondamental, était tenu par Jean-François Pescheux, également commissaire UCI, depuis près d'une vingtaine d'années. Il sera confié à partir de cette année à Thierry Gouvenou, ancien coureur lui aussi qui a passé les examens de commissaire international.

jm/chc

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