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Les lois sévères en Ontario découragent la vitesse extrême selon une étude

06/06/2014 06:22 EDT | Actualisé 06/08/2014 05:12 EDT

LONDON, Ont. - Les décès et blessures liées à la vitesse chez les jeunes conducteurs de l'Ontario ont diminué de façon importante depuis l'adoption de lois sévères contre les courses de rue dans la province.

C'est ce que conclut une étude de l'Université Western, qui révèle une réduction d'environ 58 décès ou blessures par mois liés à la vitesse chez les jeunes hommes de 16 à 24 ans depuis l'entrée en vigueur de la loi en 2007.

La loi stipule que les conducteurs dépassant les limites de vitesse par plus de 50 km/h, ceux qui s'adonnent à des courses de rue ou qui conduisent en effectuant des manoeuvres dangereuses peuvent immédiatement obtenir une suspension de leur permis de conduire et se faire saisir leur véhicule pendant sept jours.

S'ils sont reconnus coupables, ils peuvent recevoir une amende allant jusqu'à 10 000 $, une suspension de leur permis de conduire pour une période allant jusqu'à deux ans ou perdre six points d'inaptitude. Ils peuvent également se voir imposer jusqu'à six mois de prison.

L'étude, menée en collaboration avec le ministère des Transports de l'Ontario, a analysé les données recueillies entre le 1er janvier 2002 et le 31 décembre 2011.

La chercheuse principale Evelyn Vingilis souligne que la loi a un impact sur le nombre de collisions et non seulement sur le nombre d'arrestations.

«Nous avons d'abord vérifié les données sur les hommes et les femmes, puis nous avons comparé les personnes plus jeunes et les plus âgées, parce que nous savons, grâce à mes recherches antérieures, que la course de rue et la vitesse extrême sont des activités plus populaires chez les jeunes hommes», a-t-elle expliqué.

«Nous avons remarqué une réduction importante du nombre de condamnations pour vitesse extrême chez les hommes et aucun changement du côté des femmes, parce que leur nombre était déjà plutôt bas. Plus important encore, nous avons observé une diminution importante du nombre de décès du côté des hommes de 16 à 24 ans, une diminution très importante.»

Selon Mme Vingilis, ces données révèlent que les sanctions sévères peuvent décourager les comportements à risque.

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