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Élections ontariennes: le scandale des centrales occupe l'actualité

06/06/2014 06:54 EDT | Actualisé 06/08/2014 05:12 EDT

TORONTO - Le scandale découlant de l'annulation de la construction de deux centrales au gaz avant les élections de 2011 a dominé le paysage politique vendredi, en prévision du scrutin prévu le 12 juin prochain en Ontario.

Le chef du Parti progressiste-conservateur Tim Hudak a affirmé que des réponses devaient être offertes par rapport à la décision des libéraux d'annuler les projets des centrales d'Oakville et de Mississauga, pour un coût allant jusqu'à 1,1 milliard $.

Ce dossier s'est de nouveau retrouvé sous les projecteurs avec l'annonce selon laquelle l'escouade antifraude de la Police provinciale de l'Ontario réclamait davantage de documents de la part du personnel de l'assemblée législative. La police enquête sur la disparition de courriels gouvernementaux liés aux annulations.

M. Hudak a d'ailleurs promis vendredi que s'il était porté au pouvoir, il déclencherait une enquête judiciaire sur ce fameux scandale des centrales, en plus de présenter un budget axé sur l'emploi. Le chef conservateur était toutefois moins précis sur les compressions promises dans la fonction publique. Brandissant une liste en 12 points, M. Hudak désire entre autres ramener à 16 le nombre de ministres par rapport aux 27 actuels, et faire signer, à ses ministres, une garantie d'atteinte de ses objectifs, sous peine de voir leur salaire saisi.

Il a comparé son approche à celle de la chef libérale Kathleen Wynne, qui a promis de déposer le même budget qui a été rejeté par les partis d'opposition, déclenchant les élections.

Pour les progressistes-conservateurs, l'emploi est la priorité absolue.

«Chaque décision, chaque discussion seront résolues sur la base de l'impact sur la création d'emplois», affirme M. Hudak.

Pas de trace, toutefois, de l'abolition de 100 000 postes désirée par M. Hudak, qui doivent avoir lieu sur une période de quatre ans et qui servent désormais de paratonnerre politique pour les attaques des libéraux et des néo-démocrates.

De son côté, Mme Wynne invite plutôt les électeurs à la juger sur son bilan et sa plateforme électorale, plutôt que sur la délicate question des centrales.

«Le jour du scrutin, le 12 juin, je serai jugée sur tout cela — à savoir si, sous mon leadership, j'ai fait tout ce qui était possible pour m'assurer que ces erreurs n'arriveront pas, et sur les avantages de mon plan», a-t-elle déclaré.

La police provinciale a confirmé avoir interrogé le prédécesseur de Mme Wynne, Dalton McGuinty, mais a rejeté les suggestions selon lesquelles l'ordre de la cour pour obtenir divers documents servait à contrer des publicités diffusées cette semaine par le syndicat de la police s'en prenant aux progressistes-conservateurs.

Quant à la chef néo-démocrate Andrea Horwath, elle a lancé que «la population en a marre de l'odeur de corruption dans cette province, et ils veulent que le ménage soit fait».

«Ces élections portent sur la corruption. C'est un référendum sur la corruption.»

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