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La tante de Dave Ross réclame un plus grand contrôle des armes à feu

06/06/2014 03:34 EDT | Actualisé 06/08/2014 05:12 EDT

OTTAWA - La tante d'une des victimes de la fusillade de Moncton dénonce l'accès trop facile, selon elle, aux armes à feu.

En entrevue à La Presse Canadienne, Linda Ross a dit espérer que cette tragédie servira à relancer le débat sur le contrôle des armes à feu au pays.

«Des armes, ça ne devrait pas être vendu sur des tablettes comme un Gatorade», a dénoncé la dame qui, au bout du fil, passait des larmes à la colère.

Mme Ross est l'un des nombreux membres de la famille de Dave Ross qui ont partagé leurs émotions au surlendemain du drame.

Dans un point de presse à Victoriaville, vendredi après-midi, la mère et quelques-uns des frères et soeurs de la victime ont dit s'en remettre à leur foi.

«Il a Dieu dans sa vie. (...) C'est un gros fardeau enlevé pour des parents», a confié Hélène Rousseau, la mère de l'agent de la GRC Dave Ross, qui n'arrivait pas à retenir ses larmes.

«Faut apprendre à pardonner», a-t-elle poursuivi, après avoir qualifié son fils de héros.

Le matin, au téléphone, Linda Ross aussi pleurait.

Elle a reproché aux politiciens fédéraux leur silence, eux qui ne veulent pas parler maintenant de contrôle des armes à feu.

«Ce débat (...) à propos du contrôle des armes à feu, ça viendra en temps et lieu», disait le ministre de la Justice, Peter MacKay, encore vendredi.

«Ce n'est jamais le temps avec eux. Ce n'est jamais le temps», s'est plaint Mme Ross.

Jeudi, l'Association canadienne pour les armes à feu (ACAF) s'était empressée de diffuser un communiqué.

«Il est clair que le système excessif de contrôle au Canada a échoué, encore une fois», a déclaré l'association, tout en offrant ses condoléances aux familles des victimes.

Avant l'arrestation de Justin Bourque, l'association qui défend les droits des propriétaires d'armes à feu concluait déjà que la fusillade qui a fait trois morts et deux blessés était le geste d'une personne qui souffrait de maladie mentale.

«Les ressources gaspillées sur un régime boiteux de contrôle des armes seraient mieux investies dans un système de soins de santé qui pourrait mieux diagnostiquer et traiter les situations qui mettent en danger la vie des gens», pouvait-on lire sur le site Web de l'ACAF.

De l'autre côté du débat, la Coalition pour le contrôle des armes à feu refusait vendredi de se prononcer. «Il est trop tôt pour s'exprimer», a-t-on répondu aux bureaux de la coalition, en soulignant qu'on n'avait encore aucun détail sur les armes utilisées par l'accusé.

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