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Suspicion d'attaques au chlore en Syrie: analyses toujours en cours en France

05/06/2014 08:19 EDT | Actualisé 05/08/2014 05:12 EDT

Des échantillons recueillis en Syrie après de présumées attaques chimiques sont "toujours en cours d'analyse" en France, a indiqué jeudi le Quai d'Orsay, précisant que Paris travaillait en "concertation étroite" avec ses partenaires occidentaux pour déterminer si Damas a de nouveau fait usage d'armes prohibées.

"Des témoignages crédibles ont fait état de quatorze allégations d'emploi de l'arme chimique depuis octobre 2013. Dans certains cas, l'agent chimique utilisé aurait été du chlore. Nous avons recueilli à titre national des échantillons concernant certains de ces cas. Ils sont toujours en cours d'analyse", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Romain Nadal.

"Les résultats de ces analyses ne seront pas nécessairement probants" et "devront être complétés par d'autres éléments d'information", a-t-il cependant souligné, précisant que le chlore était un produit "très volatile".

"Nous poursuivons nos analyses et nos investigations, en concertation étroite avec plusieurs de nos partenaires", a poursuivi le porte-parole.

Le mois dernier, la France et les Etats-Unis ont fait part d'"allégations" et d'"éléments" suggérant l'utilisation de chlore dans des attaques menées par le régime syrien contre des zones rebelles. Le 13 mai, le chef de la diplomatie Laurent Fabius avait évoqué 14 cas depuis octobre.

L'organisation Human Rights Watch (HRW) a affirmé pour sa part qu'il existait des preuves solides sur des attaques au chlore menées par le régime syrien dans trois villes à la mi-avril.

Une équipe de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) tente actuellement d'enquêter sur le terrain.

Les pays occidentaux ont déjà accusé le régime de Damas d'avoir utilisé des armes chimiques, particulièrement lors de l'attaque du 21 août 2013 près de Damas, qui avait fait plus de 1.000 morts et avait conduit les Etats-Unis et la France au bord d'une campagne de frappes sur la Syrie, avant que le président américain Barack Obama y renonce in extremis.

En vertu d'un accord russo-américain conclu en septembre 2013 et entériné par l'ONU, la Syrie s'est engagée à se débarrasser de tout son arsenal chimique avant le 30 juin 2013.

Mais quelque 7,2% de l'arsenal est toujours sur le territoire, a indiqué l'ONU jeudi.

cf/thm/jeb

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