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Revoter ou pas pour le Mondial-2022 - Blatter n'est pas "prophète"

05/06/2014 05:57 EDT | Actualisé 05/08/2014 05:12 EDT

Joseph Blatter, président de la Fifa, a déclaré jeudi qu'il n'était "pas prophète" quand la presse l'a interrogé pour savoir s'il pourrait y avoir un jour un nouveau vote pour l'attribution du Mondial-2022 en cas de corruption prouvée.

"Je ne suis pas prophète, attendons les résultats de l'enquête", a répondu le patron du foot mondial, présent à Sao Paulo, ville où aura lieu le coup d'envoi du Mondial-2014 le 12 juin.

Michael J. Garcia et Cornel Borbely, respectivement président et président délégué de la chambre d'investigation de la commission d'éthique de la Fifa, chargée de l'enquête, ont indiqué récemment qu'ils envisageaient de terminer leur phase d'investigation avant le 9 juin 2014.

Puis ils veulent soumettre leur rapport à la chambre de jugement (du comité d'éthique indépendant de la Fifa) environ six semaines plus tard, soit après la finale, le 13 juillet, du Mondial brésilien.

"Tout ce que je peux ajouter, c'est que cette année, en mars, le comité exécutif de la Fifa avait dit que le Mondial-2022 au Qatar ne devait pas être remis en question", a conclu Blatter sur le sujet.

Les polémiques se succèdent depuis l'attribution du Mondial-2022 au Qatar. La Confédération syndicale internationale (CSI) a encore dénoncé jeudi le traitement réservé aux travailleurs étrangers au Qatar, qualifié d'Etat "esclavagiste" par l'organisation.

Le Sunday Times a écrit ce week-end que l'ancien président de la Confédération asiatique de football, le Qatari Mohamed Bin Hammam, aujourd'hui radié, avait versé plus de cinq millions de dollars pour obtenir, en 2010, le soutien de plusieurs fédérations, dont beaucoup d'africaines, à la candidature du Qatar. L'émirat a nié toute irrégularité. De même que la Confédérations africaine.

Le choix du Qatar a aussi suscité la polémique sur les températures qui atteignent en été entre 40 et 50°C. En mai Blatter a estimé d'ailleurs que confier le Mondial-2022 en été au Qatar avait été une "erreur", en jugeant "plus que probable" que la compétition se jouera en hiver.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a laissé entendre jeudi que son pays serait prêt à accueillir le Mondial-2022 si le Qatar le perdait après les accusations de corruption.

pgr/jcp

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