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Privatisation: intérêt international pour la reprise de ports grecs

05/06/2014 02:18 EDT | Actualisé 05/08/2014 05:12 EDT

Huit sociétés internationales, en provenance des Etats-Unis, du Japon, de l'Europe, de Turquie ou de la Russie, ont exprimé leur intérêt pour la reprise de 67% du capital social de l'organisme public du port de Thessalonique (nord), a annoncé jeudi l'Agence de privatisations grecque (Hraf).

Figurent sur cette liste, l'allemande Invest Equity Partners, la japonaise Mitsui & Co, la néerlandaise APM Terminals B.V., la Philippine International Container Terminal Services, la Duferco Participation Holding siégeant à Luxembourg, les chemins de fer russes (JSC), la londonienne P&O Steam Navigation Company (DP World) et la turque Yilport Holding.

Par ailleurs, l'Agence a annoncé avoir retenu la candidature de cinq des six sociétés ayant exprimé il y a un mois leur intérêt pour le rachat de 67% du capital social du Pirée, le plus grand port grec près d'Athènes.

Il s'agit du géant chinois du secteur maritime Cosco, de l'APM Terminals, de l'International Container Terminal Services, de l'américain Ports America et de l'Utilico Emerging Markets enregistré aux Bermudes, qui "passent à la deuxième phase" de l'appel d'offres, a indiqué un communiqué de la Hraf.

L'Agence a aussi annoncé qu'un appel d'offres serait publié en juillet pour la vente de quatre ports touristiques, dont ceux des îles d'Hydra et de Poros dans le golfe de Saronique, près d'Athènes.

La Grèce est sous la pression constante de la troïka de ses créanciers (FMI, BCE, Commission européenne) pour faire avancer les privatisations qui ont pris d'importants retards et sont censées apporter au pays endetté 9,5 milliards d'euros d'ici à 2016.

Pour 2014, la Grèce s'est fixé un objectif de privatisation de 3,5 milliards d'euros.

Toutefois, la privatisation des sociétés "d'intérêt public" comme celle de l'eau d'Athènes (Eydap) provoque de nombreuses réactions, surtout du principal parti de l'opposition, la Gauche radicale Syriza.

L'Agence a indiqué qu'elle allait reconsidérer la cession de la société publique de l'eau (Eyath) de Thessalonique, deuxième ville grecque dans le nord, après une décision récente du Conseil d'Etat, haute juridiction administrative du pays, qui avait jugé "anticonstitutionnelle" la cession de la société de l'eau d'Athènes (Eydap). Ces deux sociétés figurent sur la liste des privatisables de la Hraf.

hec/plh

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