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Loin derrière Mercedes, les autres équipes convoitent la 3e marche du podium

05/06/2014 01:03 EDT | Actualisé 05/08/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Les équipes Red Bull et Ferrari, qui sont impliquées dans une lutte loin derrière Mercedes, devront vraisemblablement se méfier des autres au sein du peloton qui sont propulsées par le puissant moteur Mercedes si elles veulent grimper sur le podium, ce week-end, au Grand Prix du Canada.

C'est que le circuit Gilles-Villeneuve, doté de longues lignes droites et de virages très lents, sied à merveille au moteur du manufacturier allemand. Ainsi, Jenson Button (McLaren), Felipe Massa (Williams) et Nico Hülkenberg (Force India), qui sont tous équipés du moteur Mercedes, semblaient plutôt optimistes quant à la possibilité de bousculer la hiérarchie qui a été établie depuis le début de la saison — du moins dans la lutte pour la troisième marche du podium.

«Il y a de longues lignes droites, donc nous pourrons exploiter la puissance de notre moteur — c'est merveilleux pour nous, car nous avons le Mercedes, a expliqué Button, vainqueur du Grand Prix du Canada en 2011. Et il faudra également être très méticuleux avec le choix des pneus. Ce sera très important ici. Il devrait faire chaud dimanche, alors nous devrons vraiment porter attention à ce détail. Mais nous sommes habituellement assez bons dans cet aspect-là.»

Button devra notamment se méfier de Massa, qui semblait lui aussi assez optimiste en conférence de presse jeudi matin. Le Brésilien, dont le meilleur résultat est une quatrième place en carrière à Montréal, a indiqué qu'il était confiant que son partenariat avec le directeur des performances de Williams, Rob Smedley, pourrait finalement rapporter des dividendes. La lutte sera d'autant plus intéressante que Williams et McLaren sont à égalité au cinquième rang des constructeurs, avec 52 points chacun.

«Je crois qu'il est un ingénieur très intelligent, qui a beaucoup d'expérience, a dit Massa. Cela dit, c'est certain que les choses ne changent pas du jour au lendemain, alors il faudra y mettre un peu de temps. Vous savez, nous comptons sur de très bons ingénieurs et de très bonnes personnes au sein de l'équipe. J'ai vraiment hâte de me retrouver en piste en fin de semaine, et je crois que les choses iront en s'améliorant d'ici la fin du championnat.»

Pour sa part, le quadruple champion du monde, Sebastian Vettel, ne cachait pas sa préoccupation lorsqu'on l'a rencontré dans les puits. Surtout qu'à l'exception de l'an dernier, alors qu'il triomphait pour la première fois de sa carrière sur le circuit Gilles-Villeneuve, il a toujours éprouvé des ennuis à Montréal. L'Allemand s'accroche toutefois à l'espoir fourni par Rémi Taffin, directeur des activités piste de Renault Sport F1, qui a confirmé en début de semaine que le motoriste français — qui équipe les bolides Red Bull — pourra pour la première fois réellement exploiter sa puissance.

«Historiquement, cette piste ne nous a pas été favorable, alors nous verrons ce que nous pourrons faire, a rappelé Vettel. Il y a de longues lignes droites, et nous savons déjà que nous ne sommes pas les plus rapides dans cette portion du circuit. Si nous souhaitons rattraper Mercedes, il faudra limiter le temps que nous perdrons dans les lignes droites. Si c'est le cas, alors nous pourrons peut-être les menacer.»

C'était le même son de cloche dans les garages de Ferrari, où Fernando Alonso parlait carrément de la nécessité de «connaître une course parfaite» afin de maintenir sa troisième position au classement et espérer réduire l'écart derrière respectivement Nico Rosberg et Lewis Hamilton.

«Ce sera un week-end très dur, a reconnu l'Espagnol, champion du monde en 2005 et 2006. Cette piste met l'accent sur la puissance et l'aérodynamisme, donc ce ne sera pas facile. Mais d'un autre côté, j'adore cette piste, alors je m'attends à connaître un bon résultat, qui me permettra d'obtenir des points au classement.»

Hamilton, qui s'est fait ravir le premier rang au classement des pilotes par Rosberg lors du Grand Prix de Monaco, il y a deux semaines, paraissait pour sa part très détendu à l'aube des premiers tours de roues sur l'île Notre-Dame.

«Il se peut que les autres écuries rétrécissent l'écart derrière nous. Mais je ne crois que pas ce sera le cas, a confié Hamilton. Nous sommes très forts dans les lignes droites, du moins le moteur Mercedes l'est, alors j'ignore si nous serons surpris ce week-end. Nous avons beaucoup de puissance provenant du moteur, car Mercedes a fait le meilleur boulot du plateau à ce chapitre. Renault et Ferrari devront avoir réalisé du boulot exceptionnel pour être en mesure de suivre le rythme dans les lignes droites.»

«Et il faudra s'appliquer sur le freinage, a renchéri Rosberg. Vous savez, ce qui rend cette piste si spéciale, ce sont les nombreux virages lents après de longues lignes droites très rapides. C'est quelque chose d'inhabituel en F1. En conséquence, nous pourrons afficher notre créativité pour optimiser les performances de la voiture, donc c'est 'cool', parce qu'on peut trouver des idées très brillantes afin d'améliorer la voiture pour l'avenir.»

Hamilton est le pilote actif qui a connu le plus de succès à Montréal, ayant grimpé sur la plus haute marche du podium en 2007, 2010 et 2012, tandis que Rosberg est toujours à la recherche d'une première victoire sur le circuit Gilles-Villeneuve.

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