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Les plus importantes sociétés minières au monde ont souffert en 2013

05/06/2014 01:31 EDT | Actualisé 05/08/2014 05:12 EDT

TORONTO - Les plus importantes sociétés minières au monde ont vu leurs résultats financiers et le cours de leurs actions dégringoler en 2013, l'une de leurs pires années depuis longtemps.

Le cabinet d'experts-comptables PwC affirme dans son rapport annuel sur l'industrie minière mondiale, publié jeudi, que les 40 plus importantes sociétés du secteur ont vu leur capitalisation boursière collective chuter de 280 milliards $, ou 23 pour cent, l'année dernière, alors qu'elles ont inscrit à leurs résultats des pertes de valeur de 57 milliards $.

La situation s'explique en très grande partie par la faiblesse des producteurs d'or.

Les profits réalisés par les grandes sociétés minières ont totalisé 20 milliards $, ce qui représente le plus faible total enregistré depuis une décennie.

«L'industrie s'ajuste à court terme à cette période difficile avec des stratégies pour retrouver confiance», a affirmé John Gravelle, responsable du secteur minier mondial chez PwC.

«Par exemple, nous avons vu de nouveaux visages à la tête de près de la moitié des 40 plus importantes sociétés minières au monde lors des deux dernières années», a-t-il ajouté.

Les sociétés aurifères ont été particulièrement touchées l'an dernier, alors que le cours de l'or a dégringolé de 27 pour cent, soit sa chute la plus lourde en plus de 30 ans.

Le secteur aurifère a représenté pour 110 millions $ de la chute de la capitalisation boursière de l'industrie minière, et cinq producteurs d'or ont quitté le classement des 40 plus importantes entreprises en 2013.

Les sociétés productrices d'or ont également représenté pour 27 milliards $ — ou près de la moitié — des pertes de valeur inscrites à leurs résultats par les 40 sociétés les plus importantes de l'industrie.

Les entreprises minières des marchés émergents se sont le mieux tirées d'affaire en 2013, alors qu'elles ont réalisé des profits combinés de 24 milliards $, comparativement aux pertes de 4 milliards $ subies par leurs concurrentes des marchés développés, a constaté PwC.

Il reste à voir quelles sont les sociétés qui parviendront à avoir du succès en ces temps difficiles, a indiqué M. Gravelle.

«Les fusions et acquisitions, qui ont curieusement été effacées en 2013, semblent avoir repris au début de 2014», a-t-il dit.

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