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Le chef du renseignement libyen démissionne pour dénoncer la lutte de pouvoir

05/06/2014 04:11 EDT | Actualisé 05/08/2014 05:12 EDT

TRIPOLI, Libye - Le chef des services de renseignement libyens a remis sa démission jeudi, en pleine lutte de pouvoir entre le Parlement dominé par les islamistes et le gouvernement intérimaire rival.

Salem al-Hassi a présenté sa démission au Parlement, selon le député Mohammed al-Arisha, qui n'a pas donné plus de détails.

Le site d'information Al-Wasat indique que M. Al-Hassi a démissionné parce qu'il était frustré que le Parlement insiste sur la nomination d'un nouveau premier ministre, un geste qui n'a fait qu'aggraver la crise politique en cours dans le pays. M. Al-Hassi n'a pas pu être joint pour confirmer ces informations.

La démission survient alors que la Cour suprême constitutionnelle de Libye a été convoquée pour déterminer la légalité de l'élection du premier ministre Ahmed Maiteg, soutenu par les islamistes. La cour a indiqué qu'elle rendrait son jugement le 9 juillet.

M. Maiteg a été élu le mois dernier par le Parlement lors d'un vote contesté, poussant le premier ministre sortant, Abdullah al-Thinni, à refuser de céder son poste jusqu'à ce que la justice tranche la question.

L'élection contestée de M. Maiteg s'ajoute aux problèmes politiques et de sécurité en Libye, alors que le général renégat Khalifa Hifter mène une offensive contre les milices islamistes. Le général a prévenu qu'il n'hésiterait pas à arrêter des députés islamistes, qu'il accuse de financer les milices qu'il juge responsables de l'instabilité dans le pays.

Le général Hifter, qui récolte de plus en plus d'appuis auprès de certaines unités de l'armée, des tribus et de la population, a échappé à une tentative d'assassinat mercredi.

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