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L'Australie, pays hôte du G20, table sur la venue de Poutine lors de la réunion annuelle

05/06/2014 11:21 EDT | Actualisé 05/08/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre australien Tony Abbott, dont le pays préside le G20, table sur la venue de Vladimir Poutine lors de la réunion des 20 principaux pays industrialisés et émergents prévue à Brisbane en novembre, bien que le dirigeant russe ait été tenu à l'écart lors de la réunion internationale de cette semaine.

Le G8, qui réunit les huit pays les plus industrialisés, a tenu sa dernière réunion à sept, sans la Russie, pour la première fois depuis 17 ans, à Bruxelles cette semaine.

Le groupe souhaitait ainsi marquer sa désapprobation auprès de Moscou à propos du rattachement de la Crimée, région de l'Est de l'Ukraine, à la Russie.

"Le G20 est une réunion économique alors que le G7 ou le G8 ont tendance à être plus axés sur les questions de sécurité" géostratégiques, a déclaré Tony Abbott aux médias australiens jeudi soir depuis la France, où il se trouve pour les cérémonies du 70e anniversaire du Débarquement.

L'Australie assume cette année la présidence tournante du G20 et accueille sur son sol, à Brisbane (est), la grande réunion annuelle à l'automne.

"Il y a bien évidemment de grosses inquiétudes à propos du comportement de la Russie en Ukraine et je peux comprendre que les dirigeants du G7 aient été réticents à s'asseoir avec le président Poutine pour le moment", a déclaré le Premier ministre.

"Mais lorsqu'il s'agit de la prospérité du monde, de la gestion des finances internationales, de l'harmonisation des règles fiscales, de la promotion de la croissance mondiale, je pense qu'il vaut mieux inclure la Russie", a-t-il ajouté.

"A ce moment précis, je prévois que la Russie sera bel et bien présente lors du G20 de novembre", a encore dit le chef du gouvernement conservateur.

A Paris, la question ukrainienne a été au coeur de plusieurs entretiens au plus haut niveau jeudi soir. Le président russe a soupé pendant une heure et demie au palais de l'Elysée avec son homologue François Hollande, qui avait auparavant dîné avec le président américain Barack Obama dans un prestigieux restaurant.

Une rencontre entre les présidents russe et ukrainien en Normandie vendredi reste hypothétique, même si le chef d'Etat français n'en a pas exclu la possibilité.

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