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La Russie compte accéder aux gisements de Corée du Nord après avoir annulé sa dette

05/06/2014 02:58 EDT | Actualisé 04/08/2014 05:12 EDT

La Russie compte accéder aux gisements de matières premières en Corée du Nord après avoir annulé la dette de ce pays, a indiqué jeudi le ministre du développement de l'Extrême-Orient russe.

Le président russe Vladimir Poutine a promulgué en mai une loi annulant 90% de la dette de 11 milliards de dollars de Pyongyang, qui remontait à l'époque soviétique.

"La décision d'annuler la dette de la Corée du Nord nous a permis de résoudre tout une série de questions que l'on ne pouvait résoudre", a déclaré Alexandre Galouchka, cité par l'agence officielle Ria-Novosti.

Selon le ministre, Pyongyang pourrait ouvrir l'accès de certains de ses gisements à Moscou en guise de remboursement.

"Nous avons étudié des projets concrets dans le domaine des ressources minières, de l'exploitation des gisements, des questions d'exploration géologique et de la possibilité (...) d'offrir aux compagnies russes l'accès aux gisements de ressources minières de Corée du Nord", a-t-il dit.

Selon l'agence Interfax, les deux pays ont trouvé un accord préalable sur l'exploration conjointe d'un gisement d'or.

En échange, "la partie coréenne a proposé à l'entreprise russe Severnye Priïski de livrer des avions" Tupolev qui ont déjà été en exploitation, indique un document distribué au cours d'une réunion de la commission Russie-Corée du Nord cité par Interfax.

Le groupe Basic Element, holding de l'oligarque russe Oleg Deripaska, s'est en outre vu proposer de participer à la reconstruction d'une centrale thermique, selon l'agence Interfax.

Par ailleurs, la Corée du Nord va faciliter le travail des hommes d'affaires russes sur son territoire.

"Il sera possible de faciliter l'obtention de visas à entrées multiples des entrepreneurs et employés des entreprises russes qui travaillent en Corée du Nord", a déclaré M. Galouchka. "Les investisseurs et partenaires russes auront l'accès aux moyens modernes de communication, internet, le téléphone portable", a-t-il ajouté.

Moscou avait décidé en 2012 d'annuler la majeure partie de la dette nord-coréenne, avec en vue plusieurs projets dans ce pays le plus reclus au monde, dont la construction d'une ligne ferroviaire trans-coréenne et un gazoduc acheminant le gaz russe vers la Corée du Sud.

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