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La paix et la liberté "peuvent être rapidement remises en cause" (Merkel)

05/06/2014 06:18 EDT | Actualisé 05/08/2014 05:12 EDT

La paix et la liberté "peuvent être rapidement remises en cause", a estimé la chancelière allemande Angela Merkel en évoquant l'Ukraine, dans une tribune publiée vendredi par le quotidien régional français Ouest-France.

"Les semaines passées nous montrent que les anciens et dangereux schémas de pensée ne sont nullement bannis des livres d'histoire. la paix et la liberté peuvent être rapidement remises en cause, le conflit en Ukraine nous en fournit la démonstration. Le souci est grand de voir se former de nouveaux fossés et lignes de partage", écrit Mme Merkel dans cette tribune.

Elle est publiée aux côtés de cinq autres messages de responsables de pays occidentaux qui participent vendredi aux commémorations du 6 juin: le président de Pologne, Bronislaw Komorowski, le Premier ministre britannique, David Cameron, le Premier ministre canadien, Stephen Harper, le secrétaire d'Etat américain John Kerry, et le président français François Hollande. "Je nous souhaite (....) que nous nous assurions de nos convictions et de nos valeurs communes. Car ces convictions et ces valeurs nous unissent en Europe, elles sont inconciliables avec la guerre, la violence et les préjugés. Puisse donc le 6 juin nous inciter également à poursuivre notre engagement côte à côte pour la réussite de l'Europe, une Europe dans laquelle règne la primauté du droit et non la loi du plus fort", conclut la chancelière allemande.

Le président russe Vladimir Poutine devait rencontrer Mme Merkel vendredi matin, avant le début des cérémonies officielles du Débarquement en Normandie, a annoncé mardi le Kremlin, faisant également savoir que les deux dirigeants avaient déjà échangé mardi sur l'Ukraine par téléphone.

De son côté, le président Hollande rappelle que "préserver les conditions de la paix, c'est d'abord savoir se mobiliser autour de ce qui nous est commun.(...) L'Europe, c'est notre bien commun. Il nous importe de la protéger et de la faire avancer".

"Célébrer le 6 juin, c'est avoir conscience que rien n'est définitivement acquis, que le recul est toujours possible", poursuit le chef de l'Etat. "Partout, les valeurs et les principes exprimés par la charte de l'ONU sont menacés. Partout, le terrorisme peut frapper. Alors, nous n'en avons pas terminé, nous devons faire preuve du même engagement que celui de nos aînés pour la liberté. Nous devons tout mettre en oeuvre pour régler les conflits par le dialogue. Nous ne devons pas hésiter à prendre, chaque fois que cela est nécessaire, nos responsabilités, dans le cadre du droit international", écrit encore François Hollande.

Dix-neuf chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus en Normandie pour ces commémorations du 6 juin.

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