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Hudak laisse sous-entendre que les libéraux ont conclu une entente avec l'APPO

05/06/2014 09:07 EDT | Actualisé 05/08/2014 05:12 EDT

Le chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario, Tim Hudak, a laissé sous-entendre jeudi que le Parti libéral pourrait avoir conclu une entente avec l'Association de la Police provinciale de l'Ontario (OPPA) en échange de son soutien pendant les élections — une allégation que le président du syndicat a qualifiée de «sans fondement et irresponsable».

Le président Jim Christie a déclaré que les messages publicitaires de l'OPPA contre le Parti progressiste-conservateur ne représentaient pas un appui au Parti libéral ni au Nouveau Parti démocratique; c'est que l'Association ne veut pas que M. Hudak devienne le premier ministre de la province.

De passage à Ottawa, M. Hudak a fait allusion à un reportage du National Post laissant sous-entendre que M. Christie travaille pour aider la réélection du Parti libéral, le 12 juin.

M. Hudak s'est notamment dit inquiet du fait que le syndicat de la Police provinciale de l'Ontario ait rencontré les libéraux pendant la campagne électorale.

Il s'est aussi demandé ce qu'avaient promis la chef Kathleen Wynne et les libéraux en retour de ces messages publicitaires.

M. Hudak a enchaîné en «affirmant que ces syndicats gouvernementaux dépensaient des millions et des millions de dollars en annonces publicitaires pour faire réélire les libéraux».

«Ce qu'ils essaient de faire avec tout cet argent, c'est de faire élire une assemblée législative docile, des politiciens qui vont plier devant les hausses de salaires et des avantages sociaux, et tenter d'intimider leurs adversaires. Pas moi», a-t-il lancé.

M. Hudak a déclaré que lorsqu'il a rencontré l'OPPA, le syndicat voulait que le chef conservateur exclue ses membres de sa politique visant à geler les salaires, et il a dit non.

«Ma question est : À quoi Kathleen Wynne et les Libéraux ont-ils dit oui», a renchéri M. Hudak.

Alors qu'elle se trouvait à Toronto, Mme Wynne n'a pas répondu de façon directe lorsqu'elle s'est fait demander si une offre avait été faite à l'OPPA en échange des messages publicitaires, mais elle a dit qu'elle n'avait aucune information à l'effet que l'association avait donné quelque appui que ce soit.

«Je n'avais aucune idée — nous n'avions aucune idée — des intentions de l'OPPA en ce qui a trait à leur évaluation de nos politiques ou des politiques des conservateurs.»

Lors d'un autre rassemblement tenu plus tard jeudi, Mme Wynne a mentionné qu'elle n'a pas rencontré l'OPPA récemment.

«Il n'y a aucune interaction entre eux et moi en ce qui a trait à leurs décisions», a-t-elle ajouté.

M. Christie n'a pas répondu à une demande d'entrevue, mais a émis un communiqué dans lequel il précise qu'il rencontre les hauts responsables des trois partis pour défendre les intérêts de ses membres.

La chef néo-démocrate Andrea Horwath dit n'avoir rien vu d'inapproprié au sujet des messages publicitaires de l'OPPA, bien qu'elle ait refusé de spéculer sur ce qui aurait pu se dire lors de la rencontre entre l'association et les libéraux.

«Il est important que des voix différentes participent au processus politique, a-t-elle fait remarquer lors d'une escale à Port Colborne.

«Je crois qu'il est légitime que des organisations et des individus prennent part au débat politique et parlent librement de leurs inquiétudes et de leurs espoirs pour cette province. Ainsi, je ne suis nullement ennuyée par le fait que l'OPPA ou n'importe quelle autre organisation s'implique et s'immisce dans le débat politique.»

Dans un communiqué publié plus tôt cette semaine, la direction de la Police provinciale de l'Ontario a tenu à faire comprendre au public qu'elle n'appuie en aucune façon la campagne publicitaire lancée par l'OPPA.

«En tant qu'organe du gouvernement de l'Ontario, la Police provinciale ne prend pas part à des déclarations ou à des positions sur les élections et la politique, et n'émet pas d'avis sur ces sujets. Les publicités en lien avec les élections provinciales actuelles ont été produites et payées par l'OPPA et ne sont en aucune façon soutenues par la Police provinciale. Par conséquent, les opinions qu'elles véhiculent ne sont pas celles de la Police provinciale.»

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