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GM reconnaît avoir fait preuve de négligence et d'incompétence

05/06/2014 01:41 EDT | Actualisé 05/08/2014 05:12 EDT
AP
FILE - In this July 8, 2012 file photo, the Chevrolet logo shines on a Silverado pickup truck at an auto dealership in Springfield, Ill. Ever since the company left bankruptcy three years ago, General Motors' ads haven't boosted sales much. The company’s biggest campaign, “Chevy Runs Deep,” has failed to generate buzz. And now, GM has forced out its star marketing chief just as it’s about to launch two key vehicles. (AP Photo/Seth Perlman, File)

Incompétence et négligence : telles sont les conclusions auxquelles arrive la direction de General Motors (GM) au terme d'une enquête interne de près de trois mois pour déterminer comment le fabricant automobile a pu laisser passer, dans sa chaîne de production, des erreurs qui se sont avérées fatales pour au moins 13 automobilistes.

L'un de ces décès est survenu au Québec, selon ce qu'avait confirmé un porte-parole de GM au Canada.

Jeudi, Mary Barra, la PDG de GM, a annoncé la création d'un fonds pour compenser les victimes et leurs familles. Le programme de compensation couvrira les quelque 2,6 millions de véhicules touchés par un problème d'allumage. Le fabricant commencera à accepter les réclamations le 1er août et doit, d'ici là, déterminer quelles seront les lignes directrices de ce programme.

Lors d'une allocution prononcée devant un millier d'employés à Warren au Michigan, et retransmise aux 220 000 travailleurs de GM à travers le monde, Mary Barra a affirmé que 15 employés de GM avaient été congédiés « pour avoir agi de manière inappropriée » relativement au traitement des plaintes et des rapports citant des défectuosités, notamment dans le système d'allumage de voitures.

Un manque de diligence

GM, le plus important fabricant automobile aux États-Unis, avait mis quelque dix ans avant d'agir, et ce, même si les plaintes et les rapports citant des problèmes dans des millions de petites voitures s'accumulaient dans ses usines situées un peu partout dans le monde.

Le 1er avril dernier, devant les membres d'un comité du Congrès américain, Mary Barra avait peiné à expliquer pourquoi la compagnie avait mis tant de temps à procéder aux rappels de véhicules défectueux. Le premier d'une série de ces rappels remonte à février dernier et il avait touché 2,5 millions de petites voitures, notamment de modèle Cobalt.

La haute direction épargnée

Mary Barra a pris la tête de GM en janvier dernier, donc juste avant que le scandale éclate. Elle était à l'emploi de la multinationale bien avant d'en devenir la grande patronne, mais elle a toujours maintenu qu'elle ignorait tout des défectuosités frappant certaines des voitures fabriquées par GM avant que ces voitures ne fassent l'objet de rappels.

Il appert que l'enquête interne confirme qu'elle a dit vrai et, selon des sources proches de cette enquête, la haute direction de GM ne serait pas à blâmer. Une telle conclusion ne manque pas de susciter des critiques, notamment de la part d'un avocat représentant l'un des plaignants dans une poursuite lancée contre GM.

Mary Barra assure toutefois qu'il n'y a pas eu de « conspiration » au sein de la compagnie pour camoufler les faits ayant mené à ce tragique cafouillage.

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