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Fusillade: un fermier de la Saskatchewan compatit avec les citoyens de Moncton

05/06/2014 07:38 EDT | Actualisé 05/08/2014 05:12 EDT

SPIRITWOOD, Sask. - La chasse à l'homme visant à retrouver le suspect du meurtre de trois agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) au Nouveau-Brunswick ramène Armand Smith dans le «cauchemar» qu'il a vécu il y a huit ans.

En juillet 2006, ce fermier de la Saskatchewan et sa femme, Rose, ont contribué à convaincre un homme responsable du meurtre de deux policiers de la GRC près de Spiritwood de se rendre aux autorités.

Curtis Dagenais a utilisé une arme d'assaut de grande puissance pour abattre les agents Robin Cameron et Marc Bourdages après une poursuite en voiture sur des routes de campagne poussiéreuses. Le suspect avait fui la scène de crime à pied.

Comme dans la chasse à l'homme qui a mené à l'arrestation du présumé tireur, Justin Bourque, tôt vendredi matin, la GRC en Saskatchewan avait érigé un périmètre de sécurité autour d'un grand secteur où elle pensait que le suspect se cachait.

Quelque 250 agents ont passé 11 jours à fouiller les terrains agricoles et les zones boisées du secteur. Les véhicules étaient arrêtés aux points de contrôle érigés par la police. Les voitures étaient inspectées au peigne fin.

Mais il s'est avéré que Curtis Dagenais se cachait très loin du périmètre de sécurité. M. Smith et sa femme l'ont découvert dans leur champ.

Le couple a invité l'homme à prendre un café et a fini par le convaincre que la meilleure chose à faire pour lui était de se rendre.

Curtis Dagenais a plus tard été reconnu coupable de deux meurtres prémédités et condamné à la prison à vie.

Encore aujourd'hui, M. Smith se félicite de ne pas s'être rendu seul dans son champ.

«J'étais heureux comme tout que ma femme m'entraîne dans le champ», se souvient-il. «Entre nous deux, nous avons lentement discuté avec l'homme pour qu'il se rende.»

Sa femme et lui ont vécu le plus long jour de leur vie, dit-il. «Je ne veux plus jamais revivre cela. C'était une journée très longue... C'était un cauchemar.»

M. Smith ressent de l'empathie pour les citoyens de Moncton.

«C'était une chose affreuse à traverser pour moi et j'imagine que c'est affreux pour les gens là-bas de se demander où se trouve le suspect et s'il va tuer encore», affirme-t-il. «C'est une chose terrible.»

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