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Les avions de la CSeries pourraient reprendre leur envol dans quelques semaines

05/06/2014 12:03 EDT | Actualisé 05/08/2014 05:12 EDT
Bombardier

MONTRÉAL - Les avions de la CSeries de Bombardier (TSX:BBD.B) pourraient reprendre leurs essais en vol dans quelques semaines, a estimé jeudi le fabricant du moteur des appareils, affirmant du coup avoir probablement déterminé la cause de l'incident survenu la semaine dernière, qui a cloué au sol les quatre avions d'essai du programme.

Selon un haut dirigeant de la société mère de Pratt & Whitney, United Technologies (NYSE:UTX), l'enquête préliminaire sur l'incident laisse croire que le problème pourra être réglé facilement et qu'il n'aura pas d'«impact significatif» sur le calendrier d'essais.

Lors d'une conférence avec des investisseurs, à Chicago, le directeur financier de United Technologies, Grey Hayes, a indiqué que le problème ne semblait pas être lié au design du moteur et a dit avoir confiance qu'il n'entraînerait pas d'important contrecoup financier pour la compagnie.

«Nous croyons qu'il s'agit de quelque chose de beaucoup plus simple que ça», a déclaré M. Hayes.

L'un des deux moteurs de l'avion en cause dans l'incident a été envoyé aux États-Unis pour y subir une vérification détaillée.

United Technologies a investi plus de 5 milliards $ US dans le programme du moteur qui équipera plusieurs appareils, incluant ceux de la CSeries de Bombardier, les avions à fuselage étroit d'Airbus et les jets régionaux de Mitsubishi.

Marc Duchesne, porte-parole de Bombardier, a qualifié de «positives» les conclusions de United Technologies.

«Nous écoutons ce qu'ils disent, et c'est certainement un signe positif», a-t-il dit.

Bombardier espère avoir plus d'information à livrer au cours des prochains jours au sujet de l'incident et de son impact sur le programme d'essais en vol. D'ici là, les autres avions d'essai sont soumis à des vérifications au sol.

Les appareils de la CSeries ont jusqu'à présent effectué près de 330 heures d'essais en vol, encore loin des 2400 requises pour obtenir la certification du ministère fédéral des Transports.

Le président chef de la direction de Bombardier, Pierre Beaudoin, a indiqué plus tôt cette semaine qu'il croyait que le nouvel appareil serait prêt pour son entrée en service comme prévu l'an prochain, malgré l'incident de la semaine dernière.

À la Bourse de Toronto, jeudi après-midi, les actions de Bombardier valaient 3,73 $, en hausse de trois cents par rapport à leur précédent cours de clôture.

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